Annie Guillemot (PS) aux côtés de Martine Aubry pour sortir de l'impasse

La sénatirce du Rhône, avec 17 autres personnalités de gauche, dont Martine Aubry, en tête, ou encore Daniel Cohn-Bendit, ont dénoncé la politique du gouvernement, dans une tribune du Monde publiée ce mercredi. 

  • Par Julie Jacquard
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© IP3 PRESS/MAXPPP

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"Trop, c'est trop !": Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit, Annie Guillemot et plusieurs personnalités de gauche se sont emportés contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls, qui ferait courir le risque d'un "affaiblissement durable de la France", dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.
L'opposition entre la maire PS de Lille et le tandem exécutif est de notoriété publique. Mais jamais la charge n'avait été aussi violente, et tout particulièrement contre le Premier ministre Manuel Valls.

Sortir de l'impasse

"Ce n'est plus simplement l'échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s'il n'est pas mis un coup d'arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés", écrivent les 18 signataires.


Le secrétaire d'Etat Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls, a dénoncé mercredi soir sur BFMTV une "faute politique" et une "posture moralisante" d'une gauche "qui n'assume pas la difficulté de ce monde".

A quatorze mois de l'élection présidentielle, et alors que François Hollande, actuellement en Amérique du Sud, fait planer le doute sur sa candidature, les auteurs pointent les "impasses" dont il faut "sortir".

Le pacte de responsabilité ?"41 milliards d'euros mobilisés pour rien" au bénéfice des entreprises.
Le "désolant débat sur la déchéance de nationalité" ? Le gouvernement devrait y renoncer au profit d'une peine d'indignité nationale.

Autre grief: "La meurtrissure de l'indécent discours" sur les réfugiés prononcé par Manuel Valls à Munich.

"Non, Angela Merkel n'est pas naïve, M. le Premier ministre. Non, elle n'a pas commis une erreur historique. Non, elle n'a pas mis en danger l'Europe, elle l'a sauvée. Elle l'a sauvée du déshonneur qui aurait consisté à fermer totalement nos portes" aux réfugiés, estiment les signataires.

"Le coup de bistouri qui tranche"

Dernier sujet de discorde, et non des moindres: le projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri.
Ce texte, qui sera examiné en Conseil des ministres le 9 mars, a d'ores et déjà mis le feu au poudre à gauche et parmi les syndicats.

"C'est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes et en privilégiant l'accord dans l'entreprise dans un pays où le taux de syndicalisation est faible et où le patronat n'a jamais aimé la négociation", dénoncent les signataires de la tribune.


La droite et le Modem glosent déjà sur ce nouvel épisode de la guerre des gauches.











Selon le député Jean-Marc Germain, un des lieutenants de Martine Aubry, "il ne s'agit pas d'acter un désaccord" entre les deux gauches, mais d'"infléchir" la politique du gouvernement et de "sortir des quatre difficultés" énoncées par la tribune.

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