Sur leurs terres de préparation, Samuel Etienne suit les olympiens français en route pour Rio. Comment se préparent-ils ? Qu'est-ce qui fait la différence entre un pro et un amateur ? Quels gestes répétent-ils pour espérer décrocher une médaille et monter sur le podium olympique ? Sur les terres des Champions, à voir le 31 juillet sur France 3 à 12H55.

 

Samuel Etienne présente le "pitch" de l'émission


"Sur les terres des champions" , un concept original pour une émission réalisée au plus près des sportifs

 

Oui, vous les savez tous, les pagaies c'est ce qui fait avancer le canoë. "Si vous pagayez du côté droit du bateau, votre main gauche sera sur la poignée et votre main droite sera sur le manche."  Tout cela a l'air très simple, mais ça se corse avec le courant ou quand on veut aller à gauche ou à droite ou même en arrière comme doivent le faire les champions. 
 

Au Brésil, Sébastien Combot ne va surtout pas penser à Tony Estanguet et son triplé en or. Il oubliera le porte drapeau des dernières olympiades mais pensera comme lui forcèment :

Quand vous prenez le départ, vous êtes à poil, vous êtes tout seul et tout reste à faire et vous ne savez pas si vous allez toucher la porte. Cette sensation-là, dans le start, elle est terrible
 

 

 

Objectif : podium

Objectif : médaille. © XC

Six centièmes de seconde devant son ami et principal concurent Boris Neveu, lors des championnats de France sur ce bassin de Pau, ont permis à Sébastien Combot de décrocher sa sélection pour les Jeux Olympiques à Rio. Ses premiers jeux. Il est l'unique représentant de la France en K1 à Rio



 

©Eugène Le Droff / MAXPPP


© E.H

 

François Pervis et ses médailles de champion du monde. © Olivier Arandel / MAXPPP

j'étais quand même serein pour la sélection car j'avais rempli les critères, avec 6 titres mondiaux en deux ans. Je ne vais pas parler de soulagement. L'échec des derniers mondiaux ne m'a pas inquiété. Je connais le chemin pour me relever. Je l'avais déjà emprunté en 2015


François Pervis, 6 fois champion du monde de cyclisme sur piste ... Et toujours pas rassasié !


 

François Pervis, 6 fois champion du monde de cyclisme sur piste ... Et toujours pas rassasié !

Les gens, à la télé, ils ne voient que le sprint sur la piste, mais ils ne se rendent pas compte de tous les détails qu'il  y a derrière ....

Dur dur, le métier de Pistard ! François Pervis le sait bien, lui qui s'astreint quotidiennement à un entrainement poussé, mais pas seulement ! Musculation, massage, nutrition,, cryothérapie pour l'aspect physique ... Aérodynamisme, poids du vélo, recherche de braquets et capteurs de vélocité pour les aspects techniques ... La perfomance a un prix : celui de l'excellence dans tous les domaines !
C'est ce qu'a pu découvrir Samuel Etienne durant cette journée sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une journée avec un pistard modeste et disponible ... Un "vrai" champion !

© E.H


 

Le BMX, une discipline olympique récente et des champions en devenir !


Moins connu, mais tout aussi spectaculaire, le BMX (Bicycle motocross) n'est discipline olympique que depuis les jeux de Pékin, en 2008.
A Saint-Quentin-en-Yvelines, la fédération française de cyclisme dispose d'un équipement "au top" avec une piste d'entrainement .... couverte !
Samuel Etienne y a retrouvé Jérémy Rencurel, à peine 21 ans, 4e au dernier championnat du monde de la spécialité et bien entendu qualifié pour les jeux de Rio

© E. H

 

Le "making of" d'une journée de tournage sur le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines

Le making of du tournage de Samuel Etienne et François Pervis à St. Quentin en Yvelines

 

En quelques images fixes et animées, revivez "le tournage" du tournage !

Sur le vélodrome de St. Quentin en Yvelines, en GIF

 


 

Pénélope Leprevost

Pénélope en compétition © LY Dordergny / MAXPPP

J'attache énormément d'importance à avoir avec mes chevaux une complicité étroite dans un très grand respect de leur physique et de leur mental
 

Je règle mon pas sur les pas de ma mère ...

Qu'il soit mongol, allemand ou sioux, le cavalier seul est, par essence, un taiseux, au mieux un chuchoteur

Pénélope Leprevost fait mentir Jérôme Garcin. La plus connue des cavalières françaises est tout sauf seule avec son cheval. Dans son sillage, James le Bernois, Google le jack Russel, Dorothée la petite cochonne qui sait faire la belle devant l'assistance, sans oublier les deux alpagas. Pénélope murmure à l'oreille des chevaux oui -et la métaphore est entendue- mais elle reste cet(tte) animal(e) social(e), communicante, souriante quand il faut, amoureuse des animaux et des siens à commencer par la parfaite "mini-elle", Eden 12 ans sa fille; elle plus petite. 
 



Le Normand est taiseux, ne sait vendre ni lui ni son paradis de verdure entre bocage et pays rayonnant entre deux averses. Elle née à Rouen est la meilleure des ambassadrices pour ce pays du cheval, le pays d'Auge et son âme là entre Crevecoeur et Camembert. Le haras de Lecaude est un écrin, un navire amiral au milieu des prairies. Ici les mousses n'attendent pas les ordres du pacha pour faire place nette. On se dirait en Suisse ou dans une école clinique de champions. Tous portent beaux et finalement n'ont en tête que la compétition, le bien-être des champions. 
Pénélope choisit toujours des chevaux qui lui ressemblent, de vraies bombes, avec du caractère, nerveux un brin têtus. Même sous la pluie, elle ne s'arrête jamais. Elle veut amener ses deux jumens "Flora et Ratina" au pied du podium, ses compagnes pour Rio. Elle dit d'elles

Flora est en grande forme et va bénéficier d’un programme adapté avec les JO comme objectif. Ratina ne cesse de nous surprendre depuis son arrivée, mais il y a encore des choses à améliorer et elle dispose d’une vraie marge de progression, ce qui est d’ailleurs très motivant ! La famille Megret et moi travaillons dans le même sens,  ils sont donc bien sûr ravis de l’évolution de leurs deux juments.

Coralie Balmy

Coralie Balmy s'entraîne à Antibes. © JM Mart / MAXPPP

Il n'y aura pas d'année prochaine pour se dire : on pourra faire mieux. C'est maintenant ou jamais

 

Coralie la première des nageuses françaises qualifiée pour les JO

C'était chaud, je ne pensais pas que ça allait l'être autant. Je connaissais le temps, on l'a tous appris par coeur en septembre. Soulagée, j'entendais tout le monde crier. C'était l'euphorie, c'était génial.

4'05"64, le temps minimal pour se qualifier aux Jeux de Rio. Nous sommes le 30 mars dernier, la nageuse de Montpellier, qui s'entraîne cette année au Cercle des nageurs d'Antibes, passe la barre à trois dixièmes : 4 min 05 sec 38. Lors de ces championnats de France, elle est la première qualifiée avec ce 400 m nage libre. 
"En gros, pour résumer, la vie de nageur, c’est cinq heures par jour dans l’eau. Avec une séance qui commence le matin à 6 heures, et une l’après-midi vers 16, 17 heures." racontait au Monde Amaury leveaux en 2011. Coralie Balmy ne déroge pas à ces horaires et à ses deux bains quotidiens. Au petit jour dans la piscine du cercle des Nageurs d'Antibes, le réveil se fait avec les premières longueurs, il est 6 heures. L'hiver c'est toujours le plus dur, la routine n'en est pas une c'est juste un long chemin et un entrainement qui ne s'arrête jamais. 
Sur 800 mètres, dans l'eau comme sur la piste, on se bâtit la puissance d'un coureur de fond. Les programmes de pro comme ceux en devenir grosso-modo ressemblent peu ou prou à celui-là:

  • 50% du travail quotidien à intensité modérée avec des distances plus long que la spécialité.
  • 20% du travail quotidien avec de répétitions de moyennes distances.
  • 400 à 800  mètres deux à trois fois par semaines sous forme de sprints en début d’entraînement.
  • 800 à 1000  mètres une fois par semaine en sprints fatigués à la fin de la séance avant le retour au calme.
  • deux séances de tolérance à l'acide lactique.
  • un travail à sec pour augmenter la puissance musculaire deux à trois fois par semaine.
Revenons à Camille toujours en train de faire ses longueurs à côté d'un drôle de poisson en forme de candide et de nageur du dimanche. Autour du bassin on se souvient de la fin de sa déclaration après sa qualification pour Rio, à Montpellier aux championnats de France.

Dans la dernière longueur je me suis dit que ça allait se jouer à rien, j'étais toute seule dans l'eau. J'ai pensé à plein de trucs, à mes derniers championnats de France, à Camille (Muffat), toutes ces choses qui me sont passées par la tête et qui m'ont permis d'aller jusqu'au bout. Mon objectif quand j'étais petite c'était d'être en équipe de France, de faire les championnats d'Europe, de faire les Jeux une fois. Là, ce sera la troisième fois, un rêve de gosse


Camille prolonge ce rêve inespéré devant Samuel, admiratif  lui de cette quotidienne abnégation d'un entraînement jamais terminé. 



 

 

Rénelle Lamote

 

 

En Forêt de Fontainebleau avec la championne du 800 mètres

L'obsession en forme de 8, 800 mètres à parcourir en dessous des deux minutes si on veut essayer de se qualifier en finale olympique. Rénelle Lamote est une jeune fille de 22 ans toujours souriante, une vraie gazelle. Elle fait la bise à l'équipe -nombreuse- accueillant Samuel Etienne au centre des sports de la défense, l'ex-bataillon de Joinville. Ici au milieu de la forêt de Fontainebleau se cache un écrin pour sportifs de haut-niveau entièrement remis à neuf il y a moins d'un an. La journée commence toujours par une séance de course en pleine forêt.
Aujourd'hui au programme une séance de fractionnés en pleine côte. Pas question de faire semblant, à l'approche des Jeux, on ne perd pas deux heures d'entrainement pour une séance télé. Depuis des mois, les semaines ressemblent à un entrainement quotidien, la base étant le classique du runner de longue distance:

  • Lundi 15' + 2 x 4' (30-30") + 2 x (4 x 150) Vite-Lent-Vite + 5' lent.  Total 9 Km
  • Mardi 15' + 3 x (3 x 300) (48") r=1'30"/5' + 10' 9. Total 9 km.
  • Mercredi  r15' lent + 15 x 300m (50") r = 2' + 5'. Total 10 km.
  • Jeudi Fartleck 45'. En clair cela consiste à alterner des phases de sprint anaérobie et des phases calmes aérobie. Développé pour l'entraînement de la course de fond et de demi-fond, le fartlek est aussi utilisé lors d'entraînement d'apnée. Total 12 Km.
  • Vendredi 15' + 3 x (3 x 500) (1'25") r=2'/6' + 5'. Total 10 km
  • Samedi repos
  • Dimanche Footing 1h dont 8 côtes (environ 1'). Total 15 kilomètres.
  • Total 64 kilomètres par semaine.
C'est là seulement l'entraînement type d'un champion régional seulement. Nous sommes loin d'une sélection aux Jeux Olympiques. On imagine ce qu'il faut en plus pour y arriver; un corps d'exception, un mental de champion, une capacité à endurer un entraînement de fer. Rénelle garde toujours son sourire. Après la course, musculation avec une barre de squat. Cet hiver, la sportive francilienne s'est blessée : entorse, puis inflammation du tendon d'achille du pied gauche. Au Maroc, elle s'est qualifiée en effectuant les minima olympiques 1'58''84, derrière la Sud-Africaine Caster Semenya en 1'56''64.
Sur le blog Rio 2016 du Figaro, Rénelle confie :

Je travaille sur mes acquis, tout en essayant d’améliorer certains points plus négatifs. Par exemple, en ce moment, je travaille davantage ma résistance. Ensuite, on se penchera sans doute sur la question de ma vitesse pure, le secteur où j’ai certainement la plus grande marge de progression


Un peu de repos avant une nouvelle séance d'entraînement sur la piste. Toujours le sourire. Samuel, lui en est déjà à son troisième maillot aujourd'hui.