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Incendie d'un squat : La polémique enfle sur la condition des Roms

Après l'incendie d'un squat qui a fait 3 morts cette nuit à Lyon,la polémique enfle : Le MRAP dénonce "la politique du préfet" et la position du ministre de l'intérieur. Les élus du Front de Gauche du Rhône expriment "leur colère".

Par Philippe Bette

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) dénonce dans un communiqué "la politique du préfet qui se contente d'expulser les familles,les rejetant dans des abris de plus en plus précaires et dangereux "  .Il met aussi en cause le ministre de l'Intérieur qui propose " les démantélements de camps comme unique solution" .

"Combien faudra -t-il de morts , questionne le Mrap , pour que l'Etat francais envisage d'apporter de réelles solutions à une population de 20 00 personnes, dont 10 000 enfants, qui ont choisi de vivre en France,ce malgré les traitements inhumains et discriminatoires que leur inflige le gouvernement francais ?"  

Dans un autre communiqué, les élus du Front de gauche du Rhône expriment quant à eux leur colère .S.Charrier (Parti de gauche),Jean Pierre Brunel (PC),Armand Creus (Gauche unie) et Alain Touleron (Alternatif) disent avoir alerté depuis plusieurs mois les autorités sur l'urgence de vraies solutions de relogement pour ces familles Roms en détresse.Ils dénoncent à leur tour les manquements du préfet qui n'a pas respecté ses engagements : "Une solution pérenne et digne doit être mise en place par la Préfecture plutôt que de les chasser de campements de fortune en campements de fortune, comme cela ce passe depuis des mois. Ils ne saurait en aucun cas être les « boucs émissaires » de la crise" . 

Médecins du monde rappelle que "face à la tragédie, l'urgence n'est pas d'expulser mais de protéger les personnes les plus précaires et de trouver des solutions pérennes"."Le coût humain de ce drame témoigne une nouvelle fois (...)  de l'urgence à améliorer leurs conditions de vie comme le prévoit la circulaire du 26 août 2012", ajoute
MDM.

Au nom de la communauté ,"La voix des roms " souligne que le maximum fait par les autorités (et rarement) a été de payer 2/3 nuitées d'hotel aux personnes expulsées ou victimes d'incendies". Pour conclure : "Ensuite, les hébergés sont mis dehors et doivent tout recommencer ". 

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