Pour succèder à Vern Cotter, Jean-Marc Lhermet affirme que “certains noms sont complètement farfelus”

Jean-Marc Lhermet, invité de Match Retour sur France 3 Auvergne le 27 mai 2013
Jean-Marc Lhermet, invité de Match Retour sur France 3 Auvergne le 27 mai 2013

Alors que Vern Cotter a annoncé qu'il prendrait les commandes de l'équipe nationale d'Ecosse à l'issue de la saison 2013/2014, Jean-Marc Lhermet a évoqué sa succession, lundi, sur France 3 Auvergne en affirmant : "on a déjà commencé à réfléchir mais aucun contact n'a été pris aujourd'hui."

Par Stéphane Moccozet

Deux jours après la cuisante défaite de l'ASM en demi-finale du championnat de France de rugby, Jean-Marc Lhermet s'est entretenu avec Jean-Luc Roussilhe dans Match Retour sur l'antenne de France 3 Auvergne. L'occasion pour le directeur sportif clermontois d'évoquer cette fin de saison catastrophique, le départ annoncé de Vern Cotter et sa succession.
 

La défaite contre Castres

"Les explications du non match contre Castres, on les connaît. Les corps étaient à Nantes mais les têtes étaient encore à Dublin. Il faut prendre le temps. On est encore trop prêts du match pour faire une analyse précise et faire le bon bilan. Nous, dans le staff, on ne va pas retenir que les deux derniers matchs, on va s'appuyer sur toute la saison."
 

Le départ de Vern Cotter

"Vern nous avait prévenus que sa dernière année de contrat serait sa dernière saison au club. Il a pris cette décision il y a quelques semaines et le fait d'anticiper cette annonce va nous permettre de travailler bien en amont pour trouver un remplaçant à la hauteur de Vern qui nous permette de continuer l'excellent travail qu'il a accompli jusque là. On a déjà commencé à réfléchir mais aucun contact n'a été pris aujourd'hui. Des noms, j'en ai lus et entendus beaucoup, et je peux vous dire que dans ces noms-là, certains sont complètement farfelus, d'autres méritent réflexion."
 

Un manque d'humilité ?

Dans les colonnes de La Montagne, lundi, le président sortant de l'ASM évoque un manque d'humilité de ses joueurs dans l'approche de la finale de la coupe d'Europe. "On s'est peut-être laissés gagner par l'euphorie à un moment donné" confie René Fontès. "On avait franchi la ligne rouge de l'optimisme" évoquant l'organisation "d'éventuelles festivités cas de victoire". Un sentiment que ne partage pas Jean-Marc Lhermet qui affirme devoir anticiper les défaites comme les victoires dans ce genre de situation.
 
Ce manque apparent d'humilité côté clermontois, il en est aussi question, d'une certaine manière, dans Midi Olympique daté du 27 mai. Dans les colonnes de nos confrères, Bakkies Botha, le deuxième ligne du RC Toulon, raconte : "Nous étions tranquilles, prêts à en découdre. Nous attendions juste le signal de l'arbitre. C'est alors que Cudmore s'est approché de Nick (Kennedy), lui a tapé sur l'épaule et lui a dit : c'est ta première finale, mec ? T'as vraiment pas l'air serein. Mais t'as raison. Je vais te montrer ce qu'est le rugby français". Botha avoue avoir ri avec Kennedy en entendant le Canadien.
L'autre anecdote racontée par le champion d'Europe se déroule au moment où le RCT a pris les commandes au tableau d'affichage. "Chaque fois qu'il (Jamie Cudmore) me croisait autour d'un ruck en fin de match, il se couchait sur moi, appuyait son coude sur ma nuque et me disait à l'oreille : -tu m'aimes, hein, Bakkie ?-Je t'adore, Jamie. Mais j'aime surtout le score. Lève les yeux au ciel et regarde : tu es en train de perdre, mec…"
 
 
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Match Retour : Jean-Marc Lhermet (ASM)
Présentation de Jean-Luc Roussilhe. Invité: Jean-Marc Lhermet (directeur sportif ASM)

 

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