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Grêve à la SNCF : 1 train sur 3 pour les TGV Sud est

© France 3 Rhône Alpes
© France 3 Rhône Alpes

Le mouvement de grêve annoncé à partir de mercredi 19h à la SNCF affectera sérieusement le trafic des TGV jusqu'à vendredi matin .1 train sur 3 pour les TGV sud est et les dessertes province /province. 

Par Philippe Bette

La SNCF a indiqué mardi s'attendre jeudi à la circulation de 4 trains sur 10 en moyenne sur les lignes TGV et TER suite à un appel à la grève des syndicats de cheminots, hostiles au projet de réforme ferroviaire du gouvernement.Les syndicats représentatifs CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT ont appelé à faire grève de mercredi 19H00 à vendredi 8H00. Comme la loi les y oblige, les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance.

Les TGV sud-est et province-province seront les lignes à grande vitesse les plus affectées avec 1 train sur 3 en moyenne, a indiqué la SNCF dans un communiqué.Pour le TGV nord, la prévision est de 4 trains sur 10 et de respectivement 1 train sur 2 et 2 trains sur 3 pour les lignes Atlantique et est. Sur les "Intercités", la prévision est de 3 trains sur 10. Au niveau régional, la SNCF prévoit "plus de 4 services TER sur 10".
   
"Le mouvement sera très suivi jeudi", avait indiqué à l'AFP un peu plus tôt un porte-parole de l'entreprise, qui souligne que le trafic redeviendra normal "dès vendredi", une donnée qui peut permettre aux clients "de s'organiser en conséquence".

La SNCF souligne avoir prévu "un plan massif d'information", notamment via son site internet et un affichage en gare. En outre, un million de mails doivent être envoyés aux clients abonnés et 500.000 tracts distribués pour faire état du trafic.Des "gilets rouges" doivent également être mobilisés en nombre pour "aller au contact des clients" dans les gares.

La réforme du système ferroviaire présentée le 29 mai en Conseil des ministres "suscite inquiétude et vigilance des cheminots", affirment les syndicats.Ils pointent notamment le projet de créer trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) qui, selon eux, laisse la porte ouverte à un éclatement
du système ferroviaire.

Pour le porte-parole de la SNCF, il s'agit d'"une grève d'inquiétude". Il donne trois raisons à ces inquiétudes: les "conditions de travail, rendues plus difficiles par les incivilités", "la crise et  l'avenir comme tous les Français", ainsi que "des inquiétudes sur l'entreprise au moment où une réforme importante s'engage".
   

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