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Mort d'Amar : 20 ans de prison requis contre les auteurs de la fusillade

© France 3 Rhône Alpes
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Le parquet de Lyon a requis mardi 20 ans de prison pour assassinat contre les deux auteurs présumés d'une fusillade qui avait coûté la vie à un garçon de 12 ans,Amar, en décembre 2009 à Lyon.

Par Philippe Bette

Le parquet de Lyon a requis mardi 20 ans de prison pour assassinat contre les deux
auteurs présumés d'une fusillade qui avait coûté la vie à un garçon de 12 ans,Amar, en décembre 2009 à Lyon, a-t-on appris mercredi auprès du greffe de la cour d'assises.L'avocat général Me Bernard Rabatel a par ailleurs requis contre deux autres hommes poursuivis, dont un mineur au moment des faits, 15 ans et 10 ans de prison.Le procès se tient à "publicité restreinte" depuis mardi dernier. Le verdict est attendu mercredi soir.

Le dimanche 14 décembre 2009, vers 17H30, le jeune Amar avait été mortellement blessé par un tir de fusil à pompe, alors qu'il allait acheter des bonbons à la boulangerie de sa cité dans le huitième arrondissement de Lyon. Il était décédé durant son transfert à l'hôpital.

La fusillade était partie d'une banale altercation entre jeunes, quelques heures plus tôt. En début d'après-midi deux adolescentes originaires de Bron, une commune voisine, avaient été importunées par un groupe de jeunes alors qu'elles venaient acheter des cigarettes dans un bureau de tabac de cette cité.Trois expéditions punitives s'en étaient suivies en deux heures. D'abord à mains nues, puis avec des bâtons et enfin avec des armes.

Deux tireurs, visages dissimulés et armés d'un fusil à pompe et d'une kalachnikov,avaient ouvert le feu depuis leur voiture sur un groupe de jeunes à proximité d'un petit centre commercial de ce quartier sensible.Plusieurs dizaines d'impacts de balles avaient été retrouvés par les enquêteurs,notamment dans les vitrines de commerces, témoignant de la violence de la fusillade pour laquelle deux armes avaient été utilisées.

Cette affaire avait suscité un profond émoi en France. Deux jours après le drame,le ministre de l'Intérieur de l'époque, Brice Hortefeux, s'était rendu à Lyon pour rencontrer la famille d'Amar et évoquer "une augmentation préoccupante du port d'armes prohibées".

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