• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Tourisme : le musée de la mine noir de monde

Le musée de la Mine, dans la Loire. / © France 2
Le musée de la Mine, dans la Loire. / © France 2

A Saint-Etienne, jusqu'en 1973, le Puits Couriot était en activité et les mineurs descendaient chaque jour extraire le charbon. Depuis 1991, le site est devenu un musée fréquenté chaque année par quelques 55 000 visiteurs qui font, eux aussi, le parcours vers le fond.

Par Sandra Méallier

Le site du puits Couriot représente une superficie de 15 ha. Il constitue le vestige le mieux préservé et le plus complet témoignant de l'activité houillère du bassin stéphanois.

Ce musée présente les bâtiments authentiques de la mine : le grand lavabo (l'expression « salle des pendus » n'était pas employée dans la Loire, les mineurs parlant plutôt du « lavabo » pour désigner les vestiaires et les douches), la salle des machines et la lampisterie (atelier d'entretien des lampes).

Dans une galerie souterraine reconstituée avec les différentes techniques de soutènements, le visiteur découvre l'histoire de la mine à Saint-Étienne. La visite retrace notamment l'évolution des techniques d'extraction, la vie quotidienne des ouvriers, l'avènement de l'âge industriel, l'emploi de la main-d'œuvre étrangère, les grèves et les progrès sociaux. La fin progressive de l'exploitation minière dans la région y est aussi évoquée.
DMCloud:92469
Musée de la mine

Pour en savoir plushttp://www.saint-etienne.fr/culture/puits-couriot-parc-musee-mine

Un peu d'histoire...

Attestée depuis le XVIIIe siècle, l'exploitation du charbon dans ce secteur s'explique par la présence d'un anticlinal rejetant au jour trois couches exploitables à faible profondeur.

Dans sa configuration la plus récente, le puits pouvait accueillir près de 2 000 mineurs et plusieurs centaines d'ouvriers au jour. 

Le site a été pendant longtemps le siège de la Société Anonyme des Mines de la Loire. Il fut le puits le plus important du bassin jusqu'aux années 1930 et resta après la nationalisation de 1946 le siège administratif du secteur Ouest.

Sur le même sujet

Patrick Revelli explique ses choix

Les + Lus