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Lyon : l'ex-usine Fagor-Brandt tire la sonnette d'alarme

Le PDG de la Société d'Innnovation et de Technologie de Lyon (SITL) rappelle que son ex-société mère, Fagor Brandt placée jeudi en redressement judiciaire, avait garanti la fabrication de lave-linge sur le site jusqu'en 2015. Il engage également l'Etat à respecter ses promesses d'aides financières. 

Par CC avec AFP

L'ex-usine lyonnaise du groupe FagorBrandt, placé jeudi en redressement judiciaire, a rappelé que son ancienne maison mère s'était engagée à maintenir jusqu'en 2015 ses commandes au site, en pleine reconversion. Lors de la vente de l'usine, en avril 2011, Fagor avait promis de maintenir la fabrication de lave-linge à Lyon jusqu'en mars 2015, pour favoriser la reconversion du site vers de nouvelles activités, notamment la production de véhicules utilitaires 100% électriques.


L'administrateur judiciaire de Fagor-Brandt dans le viseur de la SITL

Or, avec le dépôt de bilan de FagorBrandt mercredi puis sa mise en redressement, "il est impératif et vital que l'administrateur judiciaire prenne en considération les devoirs, la responsabilité et l'engagement contractuel" du groupe, poursuit M. Millet.
La SITL, dont une partie de la production est interrompue depuis le 14 octobre, emploie 430 salariés, selon la direction. Le groupe Fagor-Brandt a par ailleurs maintenu une petite unité recherche et développement de 40 salariés sur le site.

Une reconversion au succès encore limité

Selon la CGT, la fabrication des nouveaux produits - véhicules utilitaires, vélos et scooters électriques, mais aussi filtres d'assainissement - est insuffisante pour garantir l'avenir de l'entreprise. Ils ne représentent aujourd'hui que 7% du chiffre d'affaires, le reste dépendant toujours de FagorBrandt.


L'Etat doit tenir ses promesses

Par ailleurs, le PDG de la Société d'innovation et de technologie de Lyon (SITL), Pierre Millet, appelle l'Etat à respecter "ses promesses", c'est-à-dire 4 millions d'euros d'aides "qui, après deux ans d'attente, n'ont toujours pas été versées". "Sans l'application immédiate de cet engagement, nous ne pourrons pas accélérer le processus de réindustrialisation et sauvegarder l'ensemble des emplois du site", alerte M. Millet dans un communiqué.

Voir ci-dessous notre reportage du 30 octobre 2013
La SITL tire la sonnette d'alarme

 

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