Témoignages : donner sa moelle osseuse, c'est sauver une vie !

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Chaque année en Auvergne, 50 patients atteints de maladies graves telles que la leucémie guérissent grâce à des dons de moelle osseuse. Parallèlement, 70 à 80 patients attendent chaque année de trouver un donneur compatible pour s'en sortir.

"La probabilité de trouver un donneur compatible avec un patient est de une sur un million. D'où l'importance d'avoir un fichier de donneur le plus diversifié et le plus important possible !" explique Fabienne Quainon, responsable du centre des donneurs volontaires de moelle osseuse. Pour s'inscrire sur le fichier des donneurs de moelle osseuse, une simple prise de sang suffit. Ensuite, si le donneur dispose de la même carte d'identité génétique qu'un malade, il est contacté par téléphone et est invité à se rendre à l'hôpital. Après une série d'examen, le prélèvement peut être effectué.

C’est juste trois jours de fatigue, une heure dans un bloc opératoire endormi et un bleu dans le bas du dos pendant une semaine. C'est vraiment rien par rapport au bénéfice que ça peut apporter à un malade qui lui peut être en souffrance depuis plusieurs mois... (Clément Servat, donneur)

Donneur de sang et de plasma, Clément Servat décide de s'incrire au registre pour le don de moelle osseuse en 2011, après qu'un de ses voisins décède d'une leucémie. Si le don est anonyme, le personnel médical se charge parfois de faire passer des courriers entre malade et donneur. C'est ainsi que le jeune homme a appris qu'il avait sauvé la vie d'un enfant de 13 ans. "J’ai eu la chance quelques mois après le don de recevoir une lettre du receveur qui me remerciait de lui avoir sauvé la vie. C'est vrai que c'est un instant dont je suis sûr de me rappeler pendant des années... C'est émouvant ! On découvre que notre don a en fait vraiment sauvé quelqu'un et c’est quelque chose."



Généreux et modestes, les donneurs interrogés dans ce reportage ont tendance à dédramatiser la procédure médicale liée au prélèvement de moelle osseuses, qui peut varier d'un cas à l'autre. Dominique Roiron, lui, n'a pas subi d'anesthésie générale : "Pendant trois heures, vous êtes allongé dans un lit, vous pouvez même faire une petite sieste… Le lendemain j’ai pu aller travailler comme si rien ne s’était passé, c’était assez simple (...) pour moi c'est comme respirer, comme boire. Je trouve qu’il n’y a pas plus simple !" Et depuis qu'il a contribué à sauver un jeune patient âgé d'une vingtaine d'années, Dominique n'hésite pas à partager son expérience avec sa familles et ses amis, afin de les inciter à s'inscrire eux aussi sur le registre des donneurs. 

Je les remercie du fond du cœur. Merci à tous les donneurs ! (Philippe Durand, greffé en 2010)


Le don de moelle osseuse est ce qui a permis à Philippe Durand de guérir d'une leucémie. "J'ai eu la chance d’avoir une donneuse compatible à 100%", dit-il. Et de remercier ces "héros" qui ont permis à des patients, comme lui, de retrouver "une vie normale".


Plus d'infos sur le site www.dondemoelleosseuse.fr