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Le DDSP du Rhône “témoin assisté” dans une affaire d'injure publique l'opposant à l'extrême droite

Albert Doutre, DDSP du Rhône - archives 18 avril 2013 / © France 3 RA
Albert Doutre, DDSP du Rhône - archives 18 avril 2013 / © France 3 RA

Lundi 25 novembre, le directeur départemental de la sécurité publique du Rhône, Albert Doutre, a été placé sous le statut de témoin assisté à la suite d'une plainte pour injure publique déposée contre lui par un chef de file de l'extrême droite lyonnaise, a-t-on appris auprès de son avocat.

Par DM (avec AFP)

Le 22 novembre dernier, c'est le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, qui avait lui aussi été placé sous le statut de témoin assisté dans un dossier similaire.

"Je ressors de cette audition comme j'y étais entré, à la fois déterminé et serein", a déclaré Albert Doutre à l'issue de sa convocation devant un juge lyonnais dans le cadre de cette plainte avec constitution de partie civile. Il est poursuivi pour "injure publique" par Yvan Benedetti, qui présidait "L'Oeuvre Française" dissoute cet été, pour des propos publiés en avril dernier sur le site de France 3 Rhône-Alpes. Des propos faisant suite aux violences et aux heurts avec les forces de l'ordre qui avaient accompagné quelques jours plus tôt une tentative d'invasion des locaux du PS lyonnais en marge de la mobilisation contre le mariage pour tous. Plusieurs militants d'extrême droite, dont Yvan Benedetti, avaient été interpellés et placés en garde à vue. Il est le seul d'entre eux à avoir porté plainte.

"Nous avons assumé nos propos devant le juge d'instruction et en avons tiré les exactes conséquences juridiques", a affirmé Me Jean-Félix Luciani, avocat du responsable policier, se félicitant de la décision du juge. Il a par ailleurs rappelé que le plaignant était le dirigeant d'un mouvement, l'Oeuvre française, "dissout par un décret du président de la République du 19 juillet".

"Le Conseil d'Etat a confirmé la validité de ce décret en soulignant notamment que ce mouvement rendait hommage à des responsables du régime de Vichy, à des miliciens condamnés pour collaboration ou intelligence avec l'ennemi, et exaltait la collaboration avec l'ennemi", a-t-il ajouté, concluant: "Voilà celui qui nous fait un procès".

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