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Une start-up lyonnaise citée en exemple lors du concours de l'innovation

© Glowbl
© Glowbl

Gowbl, une start-up lyonnaise qui a créé une plateforme de visio-conférence, a été citée en exemple lors du lancement lundi du concours de l'innovation à Paris. Ce dispositif a été préféré à Google pour l'inauguration. Il est déjà utilisé par prés de 100.000 utilisateurs dans le monde.

Par Philippe Bette

Le lancement lundi par le président François Hollande du Concours mondial d'innovation a mis en lumière la start-up lyonnaise Glowbl, qui a développé un système de vidéoconférence "Made in France", et a été préférée au géant mondial Google par le ministre Arnaud Montebourg.

"Glowbl invente l'internet de demain (...). Il y a eu l'internet des données, du contenu et des objets. Voici celui des humains qui peuvent interagir ensemble, discuter, confronter leurs points de vue ou jouer", a affirmé le ministre du Redressement productif, en présence de M. Hollande et de Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur, Recherche) et Fleur Pellerin (PME, innovation). "C'est Glowbl qui l'a inventé, le nouveau Google français", s'est félicité le ministre, mettant en lumière une start-up, qui emploie 14 personnes et qui a beaucoup fait parler d'elle sur les réseaux sociaux ces derniers jours, depuis que son nom a commencé à circuler comme la société française qui a été préférée à Google comme prestataire du Concours mondial de l'innovation.

Pour la cérémonie de lancement de ce concours, Glowbl a mis sur pied en une semaine une vidéo-conférence qui a permis à M. Montebourg et Anne Lauvergeon, qui dirige la commission "Innovation 2030", d'échanger en direct avec 4 invités situés au Brésil, à Chicago, Israël et Hawaï. En revanche, la connexion n'a pu être établie avec le cinquième intervenant, Mostapha Bousmina, président de l'Université euro-méditerranéenne, qui devait s'exprimer depuis Fez, au Maroc. "Il s'est déconnecté tout seul. C'est indépendant de Glowbl",a expliqué à l'AFP une source de l'organisation.

"Nous essayons de montrer que l'on fait des choses intéressantes en France", a expliqué à l'AFP Matthieu Labey, le patron de la start-up créée il y a deux ans, lors d'un entretien avant la cérémonie au Cent Quatre, à Paris.

Redonner aux Français le goût du risque

Le ministre du Redressement productif a trouvé dans cette start-up un modèle d'innovation technologique qu'il souhaite développer en France et a cette fois écarté le géant Google de la cérémonie officielle pour mettre en lumière le "made in France" qui lui est cher. Cet été, certains s'étaient émus que le chantre du "Made in France" ait fait appel au service de vidéo-conférence du géant américain, Google Hangouts, pour débattre avec des internautes.

"L'objectif de notre politique d'innovation est de réconcilier les Français avec le risque", a assuré M. Montebourg. "Nous pouvons par le langage politique dire aux Français que ce qu'ils ont dans la tête, le désir d'entreprendre et de prendre des risques, appartient à l'esprit de notre nation", a-t-il assuré.

Glowbl permet de dialoguer en réseau à partir de "bulles visiophoniques" qui se connectent entre elles sur l'écran pour échanger sur des sujets communs. M. Labey cite volontiers l'exemple du "stade de foot avec des milliers de personnes qui pourraient échanger pour parler du match en temps réel". "Le contenu peut être constitué de vidéos sur Youtube ou des documents", résume le patron de Glowbl, qui dispose actuellement de 100.000 utilisateurs.

La cérémonie de lundi était un "baptême du feu" pour le créateur de Glowbl, a reconnu le patron de cette start-up qui offre également l'avantage de ne pas référencer ses utilisateurs comme Google. Mais la société n'en était pas à son premier coup d'essai : l'ancien président américain Bill Clinton et Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, ont aussi eu recours à ses services.

Le concours lancé par M. Hollande, préparé par la commission "Innovation 2030", est destiné à attirer en France des projets technologiques innovants et favoriser le développement d'entreprises dans les domaines de la transition écologique et énergétique, des sciences du vivant et de la santé ainsi que des nouvelles technologies numériques.




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