FagorBrandt : plusieurs offres de reprise

archives / © France 3 RA
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Plusieurs offres de reprise partielles et globales du fabricant d'électroménager FagorBrandt, en redressement judiciaire, ont été déposées. Toutes auraient un impact social non négligeable. Les postulants avaient jusqu'à vendredi 17 heures pour se faire connaître de l'administrateur judiciaire.

Par S.M. avec AFP

Le groupe algérien Cevital n'est donc pas le seul candidat en lice, même si aucune information n'a été donnée sur le périmètre ni le contenu des offres pour la filiale française du groupe espagnol Fagor. Des détails doivent être donnés aux représentants des salariés le 22 janvier, lors d'une réunion du Comité central d'entreprise (CCE) au siège de l'entreprise à Rueil-Malmaison, près de Paris.

FagorBrandt, placé en redressement judiciaire en novembre, emploie 1.800 personnes en France, dont 1.200 sur ses quatre sites industriels (Aizenay, La Roche-sur-Yon, Orléans et Vendôme). L'Etat français a prêté 10 millions d'euros à FagorBrandt, qui lui ont permis depuis la fin décembre de reprendre partiellement son activité, stoppée mi-octobre faute de pouvoir payer les fournisseurs.

La coopérative basque Mondragon, actionnaire de l'Espagnol Fagor, lui aussi en dépôt de bilan, avait renoncé début novembre à sauver le groupe, qui emploie 5.700 personnes en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine. Le conglomérat algérien Cevital, dont le nom était le plus souvent cité, est présent
dans plusieurs secteurs (industrie, menuiserie, agro-alimentaire, électroménager) et compte près de 13.000 personnes. Il a repris en juin l'entreprise de menuiseries en PVC Oxxo, basée à Cluny (Saône-et-Loire) en s'engageant à conserver 288 des 406 emplois.

La reprise de FagorBrandt est compliquée par le fait que les marques (Vedette, Brandt, Sauter, De Dietrich, etc.) ne lui appartiennent pas. Elles sont détenues par une autre filiale du groupe espagnol. 


L'avenir de SITL

Le dépôt de bilan du groupe FagorBrandt met en péril une entreprise de 409 salariés qui avait misé sur la reconversion industrielle du site lyonnais du fabricant d'électroménager.

Racheté en 2011 par l'industriel Pierre Millet, le site FagorBrandt de Lyon se réoriente depuis deux ans vers la production de véhicules électriques et de pompes à eau high-tech tout en réduisant progressivement jusqu'en 2015 la fabrication de lave-linge pour le compte de Fagor.

Le dépôt de bilan du groupe Fagor intervenu le 7 novembre dernier a vidé le carnet de commande d'électroménager qui représentait encore près des deux tiers de l'activité de la nouvelle entreprise nommée SITL (Société d'Innovation et de Technologie de Lyon). La majorité de ses salariés se retrouvant en chômage partiel.

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