Vendre son film au marché du film court : un marathon !

© Laurent Pastural
© Laurent Pastural

Jonathan Khan est à Clermont avec deux casquettes : le matin, il est bénévole pour le festival, l'après-midi, il met son costume de réalisateur pour faire la promotion de son film "Clown Family". Il espère le vendre lors du marché du film court.

Par Béatrice Nguyen

Le festival du court métrage, Jonathan Khan connaît. Originaire de Clermont, il y participe depuis des années comme bénévole. Cette année n'est pas comme les autres car cette fois, outre veiller aux entrées dans les salles de projection, il a une autre mission : vendre le film qu'il vient de réaliser.

Family Clown, en 14 minutes, raconte l'histoire d'une grand-mère qui cache sa maladie à son petit-fils en lui racontant qu'elle se déguise en clown. Un film tourné pendant l'été 2012 à Clermont-ferrand, "parce que ça limitait les frais, je pouvais héberger l'équipe dans la maison de mes parents", explique le jeune réalisateur, et avec le soutien financier de la Ligue contre le cancer, de Jeunesse et sports, et du mécénat privé.

Après une projection test au marché du film court de Cannes, Jonathan Khan a remonté son film, "en tenant compte des remarques des gens qui l'ont vu" et arrive donc à Clermont avec une nouvelle version, définitive.

Et dès lundi 3 février, le jour d'ouverture du marché du film court, le marathon va commencer : "Le but est de rencontrer le plus de gens possible en quelques jours, des représentants de chaînes de télévision,  de sites internet, qui seraient susceptibles d'acheter mon film. J'ai déjà pris des contacts avec certains, leur ai envoyé des mails pour leur dire que je serai à Clermont, et j'ai adressé à certains des dvd ou des extraits du film. Aujourd'hui, Il faut travailler avec tous les nouveaux supports : il y a des plates-formes internet spécialisées pour les professionnels du cinéma, j'y ai aussi mis mon film. Je suis prêt aussi à rencontrer des acheteurs de contenu pour téléphonie mobile, qui eux aussi diffusent des films. L'accès Pro obtenu grâce au marché m'a permis d'avoir accès à de nombreux contacts."

Seul pour l'instant, Jonathan a collé beaucoup d'affiches de son film, "le plus possible, partout parce qu'il faut être vu". Il sera rejoint dans la semaine par le reste de l'équipe qui viendra l'aider à faire la promo de Family Clown, "pas facile car on a peu de moyens". L'idéal selon Jonathan serait de vendre le film dans plusieurs pays, et le rêve serait que son prochain court métrage, qu'il a prévu de tourner cet été, soit sélectionné dans deux ans au festival de Clermont-ferrand.

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