Ligue 1 : Finish époustouflant de Lyon contre Bordeaux (2-1)

© Nicolas Tucat /AFP
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L'OL , quasiment battu au terme de son match contre Bordeaux ,a réussi un finish époustouflant en inscrivant deux buts dans la temps additionnel (2-1).Lyon reste toujours dans la course au podium au terme de la 28ème journée.      

Par Philippe Bette

Lyon, grâce à deux buts inscrits dans le temps additionnel, s'est imposé au finish dimanche soir sur le terrain de Bordeaux (2-1) et reste plus que jamais candidat au podium de la L1 à l'issue de cette 28e journée.

Loin des standards d'antan, ce classique, qui fut un quart de finale de Ligue des champions en 2010, était loin d'atteindre des sommets. Mais son final restera dans les annales, surtout lyonnaises, comme le fut la finale Manchester United-Bayern Munich de 1999 pour tous les Mancuniens.De quoi donner un peu de relief à ce brouillon qui, à la 90e minute,  souriait encore aux Bordelais, qu'on peut déjà annoncer en vacances à dix matches de la fin de saison.Pour les Gones, revenus de nul part, cette conclusion devrait regonfler encore davantage un groupe plus que motivé dans sa quête d'Europe, venu en Gironde décimé au milieu (Grenier, Gourcuff, Fofana).

Tout avait pourtant mal commencé pour les lyonnais  fautifs au marquage sur une belle séquence collective locale débouchant sur un centre de Mariano pour la tête rageuse et décisive de Saivet oublié (1-0, 7).Malgré son gabarit (1,73 m), Saivet s'est fait une spécialité des buts de la tête, son troisième en quinze jours à Chaban-Delmas après ses réussites contre Evian et Lorient.

Cette ouverture du score rapide, plutôt logique vu l'entame réussie et la pression girondine, a intrinsèquement offert un scénario bien différent de celui espéré par Rémi Garde qui, en raison des absences, avait construit un 5-3-2 -ou 3-5-2
en phases offensives- plutôt insolite.

Si Lacazette, assurément le meilleur joueur sur le pré, avait su conclure son festival après avoir éliminé Henrique et Poko, puis résisté à Planus (11), on n'aurait pas à évoquer ce choix stratégique.Sauf que, visiblement perdus défensivement, les Lyonnais sont revenus à un schéma plus classique avant la pause (sortie de Koné pour Briand, 37) pour revenir au
score, eux qui avaient pris l'ascendant dans la possession passé le premier quart d'heure.

Face à des Bordelais sur le reculoir, cette domination était stérile malgré un nouvel éclair de Lacazette (37). Elle aurait même pu se transformer en camouflet si Hoarau (45) et Sertic (51), les deux en bout de course sur deux contres solitaires, s'étaient montré plus lucides.

La chance était-elle passée pour les coéquipiers de Carrasso ? Vu l'emprise rhodanienne, plus le match avançait, plus on se rapprochait de l'égalisation que Briand croyait bien obtenir à la suite d'un télescopage entre Henrique et son gardien, mais Mariano venait suppléer ce petit monde sur sa ligne en repoussant la frappe de l'attaquant visiteur (61).

Dans la dernière demi-heure, sorte d'attaque-défenses, Lyon s'empêtrait sur un mur, solide autour de Mariano, jusqu'à ce dénouement surprise, ce déboulé de Bédimo trompant Carrasso après un relais de Briand (90+1) puis de centre de Gonalons pour la tête là aussi rageuse et gagnante du petit (1,65 m) Tolisso, héros du soir.


   

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