Abeilles menacées: Greenpeace alerte!

Selon les militants de l'association écologique, les abeilles seraient en déclin à cause des pesticides, et leur disparition catastrophique! Greenpeace tente de sensibiliser le public aux problèmes de la fragilisation des insectes par les pesticides .

Par Isabelle Gonzalez

En fragilisant les abeilles, l'usage de pesticides fait peser une menace sur la production de fruits et légumes : c'est en substance le message que veulent faire passer des militants de Greenpeace ce samedi 19 avril sur la place de la Croix-Rousse à Lyon, comme dans seize autres villes de France.
Devant les badauds, des militants ont mis en scène des ventes aux enchères des derniers fruits et légumes issus de la pollinisation. Une opération choc destinée à sensibiliser les Lyonnais aux dégats  provoqués par les pesticides ou  encore les OGM.

Des pesticides interdits facilement importés d'Espagne

Selon certains syndicats de producteurs et apiculteurs un vaste trafic de pesticides interdits en France existerait via l'Espagne.
Dans un communiqué la Confédération paysanne s'alarme d'une "recrudescence" de l'utilisation des pesticides illégaux et exhorte les pouvoirs publics "à prendre enfin au sérieux ce scandale sanitaire et écologique".
Le syndicat montre du doigt la contradiction des pouvoirs publics qui communiquent continuellement sur l'urgence à réduire l'usage des pesticides
mais tolèrent, selon lui, le trafic de substances interdites et refusent de considérer les méthodes alternatives aux traitements chimiques obligatoires.
Si les agriculteurs continuent d'utiliser massivement les pesticides, c'est "pour maintenir les rendements, dans une fuite en avant", alors que les prix
de vente des aliments sont "compressés".

Accompagner plutôt que contraindre est le credo de Ségolène Royal 

Dix années durant, à la tête de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a fait de ce credo la base de son action
en matière environnementale, avec un bilan en demi-teinte.
En 2004, date de son élection, Ségolène Royal souhaitait une région "exemplaire" en matière d'environnement. Confortablement réélue en 2010, elle n'a eu de cesse depuis de vanter le bilan de son "laboratoire". Entre autres, la région revendique: des soutiens aux projets d'investissements photovoltaïques et de méthanisation; un partenariat pour favoriser l'éclairage public solaire dans les communes et une "charte terre saine" pour réduire l'utilisation des pesticides entre autre. 
Ses adversaires au Conseil régional parlent eux d'un "saupoudrage" tous azimuts enrobé de "beaucoup d'effets d'annonce", avec "peu de résultats convaincants". Quant à ses partisans, ils évoquent une logique simple, consistant à "allumer des cercles vertueux" dans le maximum de domaines, avec une constante pour faire naître la dynamique: inciter chefs d'entreprises, collectivités ou particuliers à changer leurs pratiques grâce à des appuis financiers.
"Les Verts ne sont pas malheureux", reconnaît Françoise Coutant, à la tête du groupe EELV. "Ségolène Royal a une vraie sensibilité environnementale". Elle salue notamment sa décision "franche" sur les OGM, "l'efficacité" du Pass mobilité, le volontarisme pour la conversion de l'agriculture vers le biologique et la réduction des pesticides. Seul point sur lesquel partisans et détracteurs s'accordent: l'implantation dans en région Poitou-Charentes de PME liées au développement durable.

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