A Thiers, la compagnie Di-Helo à la pointe de la danse aérienne

Eve, qui fait partie de la troupe AirCompagnie, est venue de Villeurbanne (Rhône) pour se perfectionner à la danse aérienne.
Eve, qui fait partie de la troupe AirCompagnie, est venue de Villeurbanne (Rhône) pour se perfectionner à la danse aérienne.

Aux danseurs qui rêvent d'évoluer dans les airs, la compagnie thiernoise Di-Helo propose une formation quasi unique en France. Attachés à une corde, les stagiaires apprennent les techniques d'accroche aériennes, une compétence de plus en plus demandée dans le milieu du spectacle contemporain.

Par Céline Pauilhac

La compagnie Di-Helo, créée à Thiers il y a plus de 20 ans, est l'une des seules en France à former à la danse aérienne. La ville du couteau pourrait bien devenir celles de spectacles pointus et aiguisés car les chorégraphies aériennes sont de plus en plus demandées par le public : inauguration de ponts, danse sur les phares… C'est donc une valeur ajoutée sur son CV selon Eve, danseuse professionnelle : "Aujourd'hui c'est la pluridisciplinarité qui fait que ça fait la différence quand on passe une audition, donc j'essaie d'ajouter des cordes à mon arc."

Tournis, vertiges, estomac retourné… le plus difficile  est d'habituer son corps à danser dans le vide. "On est pas fait pour tourner en avant, en arrière et pour avoir la tête en bas (...) On contrarie beaucoup de choses donc il faut déjà avoir l'envie, être costaud. Il faut muscler surtout le cerveau, c'est pas tellement les muscles... Tenir le choc, la douleur, l'accepter, l'apprivoiser et puis travailler, travailler des heures de vol pour y arriver" reconnaît Nathalie Cambonie, professeure de la compagnie Di-Helo.

Danse avec les cordes : la Cie Di-Helo en pointe
Reportage : E. Tran Nguyen, B. Livertoux. Intervenants : Albane Lagrange et Eve Hanus (danseuses professionnelles), Nathalie Cambonie (professeure à la compagnie Di-Helo).

 

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