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Les caprices de la météo réduisent les productions de céréales

Les agriculteurs auvergnats ont dû composer avec la très mauvaise météo de cette année 2014. Exemple avec deux producteurs de céréales en Haute-Loire qui subissent les conséquences des caprices climatiques.
Benoît Baguet est éleveur de vaches Limousines en bio, à Cohade en Haute-Loire. Cet agriculteur vient de finir les moissons, avec un mois de retard. De sa  production de lentilles, il ne pourra rien garder : "les lentilles n'ont pas fini de mûrir, explique-t-il, il n'y en a pas, à cause de la pluie, je ne pourrai pas les ramasser".  Il pourra juste conserver la cameline, une production secondaire qui sert de tuteur aux légumineuses, mais pour la première fois, cette année, il va transformer ces graines en huile alimentaire. 
Autre conséquence de ce mauvais été, le blé destiné à l'alimentation humaine sera très probablement déclassé, il servira à nourrir les bêtes, une centaine sur l'exploitation. Benoît Baguet redoute aussi un fourrage de moins bonne qualité, mais pour l'instant, il est difficile de chiffrer les pertes pour cet éleveur.

Christian Baissat,  éleveur de volailles en bio à Beaumont (43)  estime lui que son chiffre d'affaire sera réduit de moitié et prévoit un petit salaire pour la fin d'année.   Un hiver trop clément, un printemps sec et de la grêle fin juin, pour lui,  les caprices climatiques ont particulièrement pesé sur les récoltes de triticale, d'orge et de pois. Un mélange qui sert à nourrir les  2500 volailles que compte son exploitation . Face à un rendement divisé par deux, cet agriculteur va réduire aussi sa production de viande de moitié.


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Céraliers et intempéries



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