A Lyon, une quinzaine de péniches risquent l’ensablement

© France 3 Rhône-Alpes
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Dans l'enquête publique qui s'ouvre ce lundi dans le cadre du plan décennal de dragage et d'entretien du Rhône, les habitants en péniche manqueront pas de soulever le problème de l'ensablement de leurs habitations fluviales.

Par Daniel Pajonk

C’est un dossier récurrent auquel le Grand Lyon a affaire : l’ensablement de la rive gauche des berges du Rhône, notamment entre le pont de Lattre-de-Tassigny et la passerelle du Collège.
Dans ce secteur du fleuve, le sable a tendance à s’amonceler. En période de production hydroélectrique, autrement dit aux abords de l’automne et de l’hiver, le niveau d’eau descend. Et les péniches se retrouvent alors sur le sable, au risque de pencher vers l’eau et ses courants, tirant ainsi fortement sur les amarres.
Tous les deux à cinq ans, des opérations de dragage sont effectuées. Mais elles sont généralement opérées en surface, peu en profondeur compte-tenu des coûts plus élevés.
Et pourtant, c’est principalement là que le bât blesse. Depuis de nombreuses années, les habitants et propriétaires de péniches demandent ce dragage en profondeur. Ainsi que des aménagements destinés à limiter les dépôts.
Peut-être ces interventions lourdes interviendront-elles dans le cadre du plan décennal programmé par la collectivité. Une enquête publique doit ouvrir à compter de cette semaine. Elle se poursuivra jusqu'au 10 octobre.
Parallèlement, les propriétaires des quatorze péniches d’habitation regroupées au sein de l’association « Rhône-Alpes de l’habitat fluvial » se demandent si le Grand Lyon ne veut pas les pousser à partir. En effet, jusqu’à 2012, les autorisations d’occupation temporaire étaient accordées pour une durée de trois ans. Depuis l’an passé, elles ne le sont que pour une année…

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