Le meurtrier d'Agnès "a décidé d'arrêter le combat judiciaire" selon son avocate

Le volet pénal du meurtre d'Agnès Marin est clos. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, Matthieu a fait savoir à ses parents qu'il acceptait son jugement. Le pourvoi en cassation, déposé par ses avocates à l'issue du procès en appel il y a un mois à Riom, n'ira donc pas à son terme.

Les avocates de Matthieu avaient inscrit le pourvoi en cassation dans le délai légal des cinq jours après le verdict, mais ensuite elles ont décidé de ne pas soutenir ce pourvoi, ce qui laisse l'arrêt de la cour d'appel définitif.
Les avocates de Matthieu avaient inscrit le pourvoi en cassation dans le délai légal des cinq jours après le verdict, mais ensuite elles ont décidé de ne pas soutenir ce pourvoi, ce qui laisse l'arrêt de la cour d'appel définitif. © France 3 Auvergne
Enregistré devant la Cour de cassation seulement trois jours après le verdict, le dernier recours déposé par les défenseurs du jeune condamné à perpétuité est donc abandonné. "Matthieu n'a pas voulu prendre le risque de l'infliger [le procès] encore aux familles des victimes", explique son avocate. "Et puis je pense qu'il a décidé aussi d'arrêter le combat judiciaire, de concert avec ses parents", ajoute Me Diez.

Le choix de clore cette affaire sur le plan pénal satisfait la famille de la victime, violée et assassinée en novembre 2011, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). Selon l'avocat des parents d'Agnès, "cela leur évite tout de même une attente et des mois d'incertitude". Mais "il y a toujours une procédure en cours devant le Tribunal de Grande instance de Paris", précise Me Francis Szpiner, "pour faire juger la responsabilité de l'institution judiciaire. Car nous estimons qu'il y a eu des dysfonctionnements graves et répétés qui'l faut que cela soit réparé".

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Pas de pourvoi en Cassation dans l'affaire Agnès

Avec une peine de réclusion à perpétuité, la reconstruction de Matthieu sera très longue en prison... même s'il peut en théorie demander sa libération au bout de dix-huit années (sans garantie qu'elle lui soit accordée). Les parents de Matthieu, qui ont exprimés récemment leur honte et leur douleur dans les colonnes du magazine du Monde, sont sans doute soulagés de ne pas voir se tenir un troisième procès. Quand à la famille d'Agnès, on peut espérer que la fin de ce long et usant combat judiciaire les aidera à vivre et à surmonter leur douloureux chagrin.




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