Le meurtrier d'Agnès Marin et ses parents renoncent au pourvoi en cassation

Les parents de Matthieu, 20 ans, condamné une nouvelle fois à la perpétuité en octobre pour le viol et l'assassinat d'Agnès Marin en 2011 en Haute-Loire, ont renoncé avec leur fils à un pourvoi en cassation, a-t-on appris mardi auprès d'une avocate du jeune homme.

Des messages et des fleurs sont déposés, le 21 novembre 2011, devant le domicile familial à Paris, d'Agnès, collégienne de 13 ans, violée et assassinée le 16 novembre par un lycéen de son établissement au Chambon-sur-Lignon.
Des messages et des fleurs sont déposés, le 21 novembre 2011, devant le domicile familial à Paris, d'Agnès, collégienne de 13 ans, violée et assassinée le 16 novembre par un lycéen de son établissement au Chambon-sur-Lignon. © AFP PHOTO MEHDI FEDOUACH
"Matthieu et ses parents ont décidé de ne pas se pourvoir en cassation, nous avons averti le parquet général et la partie civile", a déclaré à l'AFP Me Isabelle Mimran, confirmant une information du Monde. Rejugé en appel, à huis clos, devant la cour d'assises des mineurs de Riom (Puy-de-Dôme), pour le meurtre atroce d'Agnès Marin, Matthieu avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, peine rarissime pour le mineur qu'il était au moment des faits. Les jurés avaient ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance par la cour d'assises du Puy-en-Velay, tout en l'assortissant d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins.

"Nous avions inscrit le pourvoi en cassation dans le délai légal des cinq jours après le verdict, mais ensuite nous avons décidé de ne pas le soutenir, c'est-à-dire de ne pas envoyer de mémoire, ce qui laisse l'arrêt de la cour d'appel définitif", a précisé Me Mimran. Une des raisons de ce renoncement a été l'injonction de soins, que ne prévoyait pas la première condamnation, et la volonté d'éviter un éventuel troisième procès, selon la même source. 

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau. Le jeune homme avait intégré le collège Cévenol, qui a depuis fermé ses portes, dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol, un an avant, d'une autre jeune fille dans le Gard.
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