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Rhône-Alpes Auvergne: la course à l'investiture UMP a commencé

A un an du scrutin régional, la course à l'investiture UMP a commencé en Rhône-Alpes Auvergne entre Michel Barnier, candidat déclaré, et Laurent Wauquiez, qui ne l'est pas officiellement mais dont les soutiens ont lancé sa campagne cette semaine.
Après les huit députés du parti dans le Rhône, mardi 18 novembre, ce sont une vingtaine de maires des deux régions qui se sont engagés ce vendredi 21 novembre derrière le maire du Puy-en-Velay. Une douzaine d'entre eux, fraîchement élus aux dernières municipales, sont venus le dire au club de la presse de Lyon, emmenés par les deux jeunes loups UMP de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, et Valence, Nicolas Daragon.
"On ne sait pas s'il va l'être" mais "on l'appelle à être candidat", a déclaré M. Daragon au sujet de M. Wauquiez. L'ancien ministre du gouvernement Fillon n'était pas là pour répondre.
Michel Barnier, lui, est officiellement candidat depuis un mois. "Je serai ouvert à une primaire mais nous verrons quelle sera la situation dans quelques mois. Il ne faut pas s'agiter, se précipiter. Le pays est suffisamment troublé. Les gens en ont marre des campagnes permanentes", a-t-il déclaré ce mois-ci dans une interview au mensuel Lyon Capitale.
Les partisans de M. Wauquiez, eux, voudraient "éviter une primaire" et que leur champion soit désigné rapidement. "Je ne sens pas d'enthousiasme" derrière la candidature de M. Barnier, indique M. Perdriau, qui pense que les deux hommes "parviendront à s'entendre".
Pour M. Barnier, la fusion de l'Auvergne et de Rhône-Alpes nécessite "un président à plein temps". Qu'il pourrait être en remplaçant M. Wauquiez, dans l'éventualité où celui-ci serait élu président de région mais redeviendrait ministre en 2017.
Messieurs Barnier et Wauquiez ont participé tous deux, ce vendredi 21 novembre, à une réunion de travail des 40 conseillers régionaux du groupe d'Union de la droite, du centre et apparentés au conseil régional de Rhône-Alpes. A l'ordre du jour, une réflexion sur les enjeux de la réforme territoriale, avec deux personnalités "amenées à jouer un rôle important pour l'avenir de (la) région", selon un communiqué, diffusé à l'issue de cette rencontre, mais qui ne précise pas qui a le mieux réussi son grand oral.
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