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Urgences : vers une fin de grève ?

A l'hôpital Nord-ouest de Villefranche-sur-Saône, comme un peu partout en France, le service des urgences est touché depuis ce lundi matin par le mouvement social lancé à l'appel de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Les négociations en cours à pourraient aboutir rapidement.
La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Aux urgences de Villefranche-sur-saône, les horaires avoisinent plutôt les 60 à 70 heures par semaine, dans un service saturé : en un an, il a connu une hausse de fréquentation de 10%, avec 60 000 patients en 2014. Aux Hospices civils de Lyon (HCL), lundi, 32% du personnel médecin-urgentiste était gréviste.

A Paris, le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'Amuf. Mais le mouvement est maintenu, dans l'attente d'un engagement ferme du gouvernement, a-t-il précisé.

Notons, en tous cas, que l'activité ne s'arrête pas dans les services : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consiste à porter un "badge".

Le reportage aux Urgences de Villefranche-sur-Saône de Daniel Pajonk et Frédéric Elhorga :
durée de la vidéo: 01 min 59
Grève aux urgences


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