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[Portrait de festivalier] Gonzalo, l'ambition espagnole

Croisé dans les couloirs du festival , Gonzalo est venu de Galice pour relever un défi : trouver les partenaires pour monter un ambitieux projet de comédie. Et voir des films, s'il a le temps.
"Pour le court-métrage, Clermont, c'est le meilleur festival au monde !"
"Pour le court-métrage, Clermont, c'est le meilleur festival au monde !"
"Ici, on peut faire en une semaine ce qu'on ferait ailleurs en un an !" Ça n'est pas un organisateur du festival de Clermont-Ferrand qui le dit, mais Gonzalo Caride, jeune réalisateur galicien de 32 ans.

Si Clermont est un accélérateur de projet, il va en avoir bien besoin : dans ses valises, il a apporté une idée de film dont les ambitions chiffrées vont crescendo : 15 minutes, 17 lieux de tournage et 20 personnages. "Beaucoup de courts se contentent d'une scène, d'un lieu ou d'un dialogue entre deux personnages ... moi je veux du rythme, du mouvement, quelque chose de très dynamique !" Mais cela a un prix : 45.000 à 60.000 euros de budget qu'il va falloir trouver.

Le genre choisi - la comédie, sous-représentée dans ce format - ajoute encore à la difficulté. "90 % des courts-métrages sont très sérieux. Mon précédent film était sérieux, c'était un drame dont l'histoire se passait en Russie et qu'on a tourné en Pologne. Mais cette fois, je veux faire quelque chose de léger."


"Pour le court-métrage, c'est le meilleur endroit au monde."

Le challenge est donc loin d'être évident, et c'est pour cela que Gonzalo a choisi de poser ses valises à Clermont pour la semaine. C'est la deuxième fois qu'il vient. "Pour monter un projet comme celui que je porte, il faut venir rencontrer les gens, c'est bien mieux que le téléphone ou le mail. Et pour ça, c'est obligatoire de venir ici. Pour le court-métrage, c'est le meilleur endroit au monde." Pas question donc de traîner : à l'heure où certains finissent à peine leur petit déjeuner, Gonzalo a déjà programmé quatre rendez-vous dans la journée, sans compter les rencontres impromptues.

A peine a-t-il eu le temps de s'autoriser un petit tour dans les salles pour voir un bout de la sélection. "J'ai réussi à voir 4 ou 5 séances. C'est d'un très bon niveau, j'ai vu trois films très bons et un vraiment excellent. Mais à Clermont, je suis difficile : ce que j'attends ici, ce sont des chefs d'oeuvre !"
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