Opéra de Saint-Etienne: la ville une nouvelle fois condamnée

Le juge des référés du tribunal administratif de Lyon a condamné, mercredi 29 avril, la ville de Saint-Etienne (Loire) à une amende pour défaut d'exécution de
sa décision du 11 février ordonnant la réintégration du directeur général de son opéra.

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Dans son jugement, le tribunal condamne la collectivité dirigée par Gaël Perdriau (UMP) à verser 2.400 euros à Vincent Bergeot et 3.120 euros au budget de l'Etat, au titre de la liquidation provisoire de l'astreinte prononcée par son ordonnance du 11 février.
Le juge administratif estime, en effet, que Vincent Bergeot "n'a recouvré qu'une partie résiduelle des fonctions stipulées à son contrat", fixant à 80 euros
par jour l'astreinte pour non exécution de sa précédente ordonnance par la collectivité.
Le directeur général et artistique de l'institution culturelle stéphanoise, dont le licenciement disciplinaire a été suspendu, a déclaré à l'AFP avoir été
"placardisé dans une mairie annexe" où on lui a confié "deux missions bidons, portant sur la diminution de l'empreinte écologique de l'Opéra Théâtre et sur son éventuel changement de statut". "Les services municipaux que je sollicite dans le cadre de l'exécution de ces missions ne répondent d'ailleurs pas à mes demandes de rendez-vous", ajoute-t-il.

Fin janvier, Eric Blanc de la Naulte a été recruté pour trois ans à la tête de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne. Il assurait l'intérim depuis juin dernier, après la suspension suivie du licenciement de Vincent Bergeot. Le nouveau directeur général avait déjà travaillé comme directeur adjoint, puis responsable par intérim, de cette institution, entre 2002 et 2009, avant d'en être licencié pour faute, par la précédente municipalité socialiste.
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