Deux fillettes tuées à l'arme blanche à Saint-Genis-Pouilly (Ain)

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Écrit par Renaud Gardette, avec Sophie Valsecchi, Daniel Pajonk, et AFP

Deux jeunes fillettes ont été retrouvées sans vie dans leur maison de Saint-Genis-Pouilly dans l'Ain. Elles auraient été tuées toutes les deux à l'arme blanche. Leur mère gisait à leurs côtés, inconsciente. Un troisième enfant a été grièvement blessé à la gorge.

Le drame a eu lieu en début d'après midi, ce mardi 11 septembre, dans un quartier de Saint-Genis-Pouilly, dans le Pays de Gex.  

Deux fillettes ont été retrouvées sans vie. Âgées de 6 et 2 ans, elles auraient été tuées à l'arme blanche, selon nos informations. 

Un troisième enfant, âgé de 11 ans, est grièvement blessé. Il aurait reçu un coup de couteau au niveau de la gorge. Hospitalisé à Genève après avoir été héliporté, c'est cette jeune victime qui aurait donné l'alerte vers 14h30. 
 
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La mère de famille a été retrouvée inconsciente à l'arrivée des pompiers, gisant aux côtés de ses enfants. Elle aurait ingurgité de nombreux médicaments. Elle a été hospitalisée en Haute-Savoie.

"On peut supposer qu'elle a fait une tentative de suicide mais ce n'est qu'une hypothèse à ce stade", explique le Parquet. "Les circonstances du drame ne sont pas encore connues et nous n'avons pas, pour l'instant, de certitude sur le rôle de la mère, qui a été prise en charge par les secours." Une autopsie plus complète du corps des deux fillettes est prévue ce mercredi.

La macabre découverte s'est produite dans un quartier résidentiel tranquille de cette commune située non loin de la Suisse. Le père des fillettes travaillait au moment du drame. Il devrait être entendu dans la soirée. Le milieu familial est décrit comme "complexe". La mère vivait avec le père des deux fillettes décédées, l'adolescent blessé était issu d'une précédente union.
 
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Le quartier a été bouclé par la gendarmerie pour procéder aux premières constatations avec les médecins légistes. L'enquête a été confiée à la section de recherche de Lyon. Les enquêteurs privilégient pour l'instant la thèse du drame familial, en espérant pouvoir interroger rapidement la mère de famille.