Bourg-en-Bresse: le retour de Bouglione, 35 ans après

Le retour du cirque Bouglione

Il y a presque 35 ans qu'on ne l'avait pas vu en tournée. Le cirque Bouglione est ce week-end du 12-13-14 janvier à Bourg-en-Bresse. L'occasion de croiser un membre de la dynastie, Francesco Bouglione, et d'évoquer avec lui ce qui a changé en 35 ans d'absence.

Par Franck Grassaud

Il a choisi le même rouge, -le rouge dit Bouglione-, les mêmes lettres d'or, pour décorer les 30 semi-remorques qui composent ce cirque en vadrouille. Francesco rend ainsi hommage au créateur, Joseph, son grand-père.

Toute la famille a investi dans cette nouvelle aventure. 15 millions d'euros pour que la France redécouvre le Bouglione qui vivait calfeutré dans son cirque d'hiver, à Paris.

   >>> Voir aussi - La Saga Bouglione (France 2)

Et comme ces circassiens ont ça dans le sang, la recette semble prendre. Le retour sur le bitume du cirque français le plus connu au monde, est salué par les spectateurs qui se pressent. "S'ils ne doivent en voir qu'un, c'est celui-ci", explique ce grand-père venu avec ses petits-enfants pour une représentation.

C'est en jouant sur cette référence que la famille relève son pari. Mais pour monter le spectacle "Surprise", il lui a fallu sillonner le monde. 17 nationalités différentes s'invitent sur la piste de 13m de diamètre. 

En 35 ans d'absence, pas mal de choses ont changé. Notamment la perception de la cause animale. A Marseille ou Montpellier, des manifestations ont eu lieu devant le chapiteau. Bourg-en-Bresse devrait aussi être le théâtre d'une distribution de tracts samedi. "La maltraitance animale, ce n'est pas ici!", lance Francesco, "il ne faut pas croire tout ce qu'on voit sur internet, on y trouve des vidéos tournées en Chine ou en Russie, des pays où la condition humaine n'est déjà pas bonne, alors imaginez celle des animaux."

Le directeur aime à montrer ces 3 éléphantes indiennes, sans entrave, qui peuvent choisir entre vivre dans une tente chauffée ou profiter du grand air dans un parc.   

En 35 ans, la société a changé, le cirque aussi, mais pas son esprit, dixit Francesco: "on est là pour faire rêver les grands qui ont gardé des yeux d'enfants, et les petits aussi." 

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