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Le préfet de l’Ain installe une cellule de veille “loup”

La population de loups continue d'augmenter en France. / © RAYMOND ROIG / AFP
La population de loups continue d'augmenter en France. / © RAYMOND ROIG / AFP

Depuis le 21 mai, un veau de 4 jours et plusieurs moutons ont été attaqués par un canidé dans le Bas-Bugey. Au vu des photos de l’animal, les spécialistes de l’Office de la chasse et de la faune sauvage n'écartent pas la responsabilité du loup. D'où la création d'une cellule de veille.

Par Sandra Méallier

La mise en place par la préfecture de l'Ain de cette cellule de veille consacrée au loup fait suite à une série d'attaques. Une dizaine de brebis et d'agneaux ont été égorgés entre le 27 mai et le 2 juin, sur la commune de Lompnas, dans le GAEC Reconnu-Joux, qui compte un total de plus de 1.300 bêtes.

Les éleveurs se disent persuadés qu'il s'agit bien d'un loup et ont pris une photo d'un canidé qui, pour eux, ne laisse aucun doute. 

Dans un communiqué, la Préfecture rappelle que l’Ain est voisin de territoires tels que l’Isère ou les Savoie, où le loup est particulièrement implanté. "Aujourd’hui, il est encore trop tôt pour savoir si ce loup n’a fait qu’une incursion temporaire dans le Bas-Bugey", précise le texte, "ou s’il est susceptible de s’y installer durablement".

L’animal fait, pour l'heure, l’objet d’un suivi particulier, notamment par pièges photos. La cellule de veille départementale, dont la première réunion s’est tenue le 12 juin 2019, a pour vocation de réunir les agriculteurs, les chasseurs, les associations de protection de la nature, les gestionnaires d’espaces naturels, ainsi que les lieutenants de louveterie, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et les services de l’État.


Des opérations d'effarouchement

L’objectif est de partager les informations disponibles, de préparer les mesures de protection des troupeaux et d’accompagner les éleveurs impactés dans leurs démarches de demande d’indemnisation.

Dès à présent, le préfet a pris un arrêté autorisant les lieutenants de louveterie à mettre en oeuvre, lorsque cela est nécessaire, des opérations d’effarouchement en vue de prévenir les tentatives de prédation du loup sur les troupeaux.

Une espèce protégée

Revenu naturellement en France par les cols alpins au début des années 1990, le loup fait l’objet d’une protection stricte aux niveaux international, communautaire et national.
Il est donc interdit de le capturer, de le perturber de manière intentionnelle ou de le braconner.
La destruction illégale d’un loup constitue un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.
 

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