Dans l’Allier, les vaches aussi souffrent de la chaleur

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Écrit par Virginie Cooke

Dans l’Allier, les champs sont devenus une fournaise pour les vaches. Pour éviter le pire, les éleveurs s’appliquent à renforcer la surveillance de leur troupeau. 

Avec des températures pouvant atteindre les 40 degrés, les vaches souffrent aussi de la chaleur. Dans cet élevage de l’Allier, cette génisse charolaise est mal en point et est gardée à l’écart du troupeau.

Le vétérinaire a diagnostiqué une mammite. A priori, rien à voir avec la canicule. Quoi que il existe une mammite dû aux mouches qui déposent des germes et qui infectent les pies. En temps de canicule, les mouches pullulent, les risques d’infection aussi.

« En cas de canicule, il peut y avoir 2 problèmes particuliers : soit un problème de chaleur excessive. S’il y a par exemple un manque d’ombre, cela peut entraîner des coups de soleil, des coups de chaleur important. Deuxième chose possible, c’est l’augmentation de la pression dû aux parasites comme les mouches  ou moustiques », explique Arnaud Debrade qui est vétérinaire praticien rural.


Des prés aménagés pour l'été 



Cet éleveur a tout prévu pour que ses vaches ne souffrent pas trop de la canicule. L’été, il les installe dans pré différent où elles ont tout pour paître en tranquillité : de l’eau et de l’ombre.

« Certains prés qui sont aménagés au printemps et en automne en saison sont défavorable.  J’installe donc mes vaches où il y a des endroits plus abrités, l’eau courante, les bêtes sont beaucoup mieux. Il y a beaucoup moins de problèmes pour les abreuver, les nourrir… » détaille Paul Gominel, exploitant agricole. 

"On redoute ces chaleurs là" 



Il n’y a pas que les éleveurs et les vétérinaires qui s’inquiètent de la santé des animaux pendant les grosses chaleurs, le groupement départemental sanitaire gère les risques épidémiologiques.

Pierre Grangé, le directeur du groupement départemental sanitaire : « On redoute ces chaleurs là parce qu’en effet on sait que les insectes pullulent plus par ces chaleurs-là. Le nombre de piqures va augmenter donc les maladies peuvent éventuellement se déclarer. Ça peut être la fièvre catarrhale, il y a aussi une maladie plus parasitaire mais qui est transmise par les insectes et pour laquelle on a déjà quelques foyers dans l’Allier. On ne souhaite pas que ça se disperse ».