Moulins : pourquoi une centaine de manifestants empêche la session du Conseil départemental de l’Allier

Depuis 9 heures, jeudi 20 juin, une centaine de militants de la CGT bloque l’accès à l’hémicycle du Conseil départemental à Moulins / © Google 2019
Depuis 9 heures, jeudi 20 juin, une centaine de militants de la CGT bloque l’accès à l’hémicycle du Conseil départemental à Moulins / © Google 2019

Depuis 9 heures, jeudi 20 juin, une centaine de militants de la CGT bloque l’accès à l’hémicycle du Conseil départemental à Moulins. Un mouvement qui empêche la tenue de la session ordinaire de l’assemblée.
 

Par Catherine Lopes

Jeudi 20 juin, depuis 9 heures, une centaine de militants de la CGT bloque l’accès à l’hémicycle du Conseil départemental à Moulins. Les manifestants, regroupés dans le hall de l’assemblée, empêchent la tenue de la session ordinaire du Conseil départemental. Sylvain Ribier, secrétaire général du syndicat du Conseil départemental de la CGT, explique : « Nous avons mobilisé principalement les agents des routes. Nous avons une quinzaine de revendications, portant notamment sur la baisse des effectifs, les 148 postes vacants, les mutations forcées d’agents. Nous voulons rencontrer le président du Conseil départemental. Il nous propose le 15 juillet, ce qui n’est pas acceptable ». De son côté, le président du Conseil départemental de l’Allier, Claude Riboulet (UDI), rétorque : « La CGT veut me rencontrer. Une enquête est menée par le Comité Hygiène et Sécurité (CHS) sur le Centre Technique d’Exploitation Routière. Cette enquête devait être présentée lors du prochain CHS en septembre. Je me suis engagé à convoquer un CHS exceptionnel le 12 juillet. Je demande que le calendrier soit respecté. J’ai proposé de rencontrer les syndicalistes de la CGT le 15 juillet et ils ont refusé ».

Un dialogue rompu

Il poursuit : « Lors du dernier comité technique, j’ai proposé l’aménagement des horaires des agents des routes pour passer de 40 heures à 39 heures hebdomadaires. Ils sont contre. J’ai du mal à comprendre ».
La poursuite ou non du mouvement de grève sera décidée jeudi 20 juin après-midi. Le président du Conseil départemental attend la fin de la journée afin de décider du report éventuel de la session de l’assemblée.
 

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