Pourquoi les infirmiers de bloc opératoire de l’hôpital de Moulins sont en grève

Depuis le 23 septembre, les infirmiers de bloc opératoire de l’hôpital de Moulins, dans l’Allier, ont entamé un mouvement de grève illimitée / © Lalaïna Renard
Depuis le 23 septembre, les infirmiers de bloc opératoire de l’hôpital de Moulins, dans l’Allier, ont entamé un mouvement de grève illimitée / © Lalaïna Renard

Depuis le 23 septembre, les infirmiers de bloc opératoire de l’hôpital de Moulins, dans l’Allier, ont entamé un mouvement de grève illimitée. Ils réclament une revalorisation salariale et dénoncent un plan de création des Infirmiers de Pratique Avancée.
 

Par Catherine Lopes

La journée du lundi 7 octobre est celle d’une mobilisation nationale des infirmiers de bloc opératoire diplômés d’Etat (IBODE). Depuis le 23 septembre, cette profession a entamé à l’hôpital de Moulins, dans l’Allier, un mouvement de grève illimitée. Ainsi, le lundi 7 octobre, 3 salles de bloc opératoire fonctionnaient normalement contre 7 habituellement. Des interventions ont même dû être annulées.

Une reconnaissance attendue

Lionella Bernabeu, infirmière de bloc opératoire à l’hôpital de Moulins, dans l’Allier, explique : « Si les infirmiers de bloc opératoire sont en colère, c’est parce qu’ils attendent avant tout une reconnaissance de leurs compétences. Nous attendons aussi une revalorisation salariale. Nous nous insurgeons contre la création par la ministre Agnès Buzyn des Infirmiers de Pratique Avancée. Ce sont des compétences que nous avons déjà car nous avons un diplôme d’infirmier plus une formation complémentaire de 18 mois ».

Des primes espérées

Elle ajoute : « Nous souhaitons une Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) car nous sommes les seuls acteurs du bloc opératoire à ne pas percevoir cette prime. Nous exigeons une prime spécifique pour donner suite à l’obtention de nos actes exclusifs pour tous les IBODE en public et en privé. Nous attendons des grilles indiciaires décentes. Mais nous voulons aussi la reprise des travaux sur la réingénierie de notre formation, un véritable plan de formation et la suppression des 2 ans avant accès à cette formation, ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité de notre profession et des conditions de travail au bloc opératoire ». Lundi 7 octobre après-midi, les grévistes doivent rencontrer le député de l’Allier Jean-Paul Dufrègne puis la directrice de l’hôpital de Moulins.

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