Repas végétariens : pourquoi le Département de l’Allier ne veut pas les systématiser

Depuis le 1er novembre, avec la loi « EGalim » les cantines scolaires doivent proposer au minimum un repas végétarien par semaine aux écoliers. Les élus de l’exécutif du Conseil départemental de l’Allier proposent un assouplissement de cette mesure.
 

Mardi 10 décembre, les élus de l'exécutif du Conseil départemental de l'Allier, ont demandé plus de souplesse dans l'application de la loi "EGalim" appliquée dans les cantines.
Mardi 10 décembre, les élus de l'exécutif du Conseil départemental de l'Allier, ont demandé plus de souplesse dans l'application de la loi "EGalim" appliquée dans les cantines. © NICOLAS TUCAT / AFP
Avec l’application de la loi « EGalim » depuis le 1er novembre, les cantines scolaires ont l’obligation de proposer au minimum un repas végétarien par semaine aux élèves. Dans un communiqué publié le 10 décembre, le Conseil départemental de l’Allier explique qu’il est « contre cette mesure [qui] porte plus spécifiquement sur la diversification des apports en protéines ». Il explique : « Mais les collèges pourront, s’ils le souhaitent, proposer ponctuellement un menu végétarien, comme c’est déjà parfois le cas, mais il conviendra alors de le préparer exclusivement à partir de produits issus des circuits locaux de proximité ».

La crainte du surcoût et du gaspillage

Afin d’étayer leurs propos, les élus indiquent que dans l’Allier, 1/3 des collèges propose deux menus, 2/3 un seul. Selon les élus, « La stricte application de la loi créerait donc une différence entre les collégiens pouvant choisir et les autres ». Les élus craignent également un surcoût et du gaspillage alimentaire si un second menu est proposé une fois par semaine. Ils expliquent par ailleurs que les 4 repas servis par semaine par la restauration scolaire « constituent peut-être une des rares occasions de manger du poisson ou de la viande ».

Soutenir l'agriculture locale

Selon les élus, « Avec cette décision, le département de l’Allier conforte sa politique volontariste menée depuis plusieurs années en faveur de l’économie agricole locale ». Depuis la rentrée 2019, le Département de l’Allier a mis en place le label « Saveurs & Savoirs » pour une restauration « saine, locale et durable ». L’Allier est la première surface agricole de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 484 900 hectares de Surface Agricole Utile.
 
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