Un cas de grippe aviaire découvert dans l'Allier

Un cas de grippe aviaire a été détecté dans l'Allier le 6 février. Il s'agit d'un cygne qui se trouvait sur un étang à Monestier. Toutes les volailles doivent rester confinées dans les villages à 5 km tout autour de cette commune, à compter de ce mardi 16 février.

Un cas de grippe aviaire a été découvert à Monestier (Allier) le 6 février, les volailles sont donc confinées dans un rayon de 5 km autour du village.
Un cas de grippe aviaire a été découvert à Monestier (Allier) le 6 février, les volailles sont donc confinées dans un rayon de 5 km autour du village. © S.Vinot/FTV

Pour les volailles à 5 kilomètres autour de Monestier (Allier), fini les sorties dans le parc. A partir de ce mardi 16 février, les volailles sont confinées pour 3 semaines : les propriétaires doivent les enfermer depuis qu’un cygne est mort de la grippe aviaire dans le village. Julien Colonna, un habitant de Chantelle, un village à proximité, n'est pas particulièrement inquiet pour les oiseaux qu’il possède : « On est quand même isolés, et puis on ne peut pas tout contrôler non plus. Les oiseaux, ils passent au-dessus, on n’a pas la main sur la nature. Mes animaux ont de l’espace, on passe tous les jours s’en occuper. Pour l’instant on n’envisage pas que nos oiseaux puissent avoir le virus. »

Les habitants prévenus par leur maire

Le cygne a été retrouvé mort le 6 février dans un étang à Monestier. Depuis ce mardi, toutes les volailles dans les 5 km à la ronde ont obligation de rester enfermées dans un bâtiment. Yves Maupoil, maire de Monestier prévient ses administrés qu’ils doivent garder leurs volailles enfermées pour quelques temps : « On est en charge de prévenir tous les gens susceptibles d’avoir des volailles chez eux et on doit fournir la liste de tous les particuliers qui ont des volailles chez eux. Les gens doivent empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages. »

Un impact sur la filière française

Dans l’élevage de poulets label rouge de Rémi Depresle, agriculteur de la région, les animaux sont confinés depuis 3 mois déjà. Cet éleveur l’accepte du mieux qu'il peut : « Je pensais qu’on allait sortir les volailles au mois de février-mars, mais je crois que c’est fichu. Nos volailles, elles ne sont pas bien quand elles sont obligées de rester à l’intérieur. J’ai un peu peur aussi que les gens s’inquiètent et ne mangent plus de volailles. »  

"Nous, en tant que professionnels, on a un gros impact sur nos élevages"

Ce qui agace le plus Rémi Depresle, c'est de voir toutes les volailles des particuliers encore dehors aujourd'hui. « Les gens ne respectent pas. Nous, en tant que professionnels, on a un gros impact sur nos élevages. Les particuliers ne se rendent pas compte de l’impact sur toute la filière volaille. Nous, on se fait déclasser nos volailles derrière, parce qu’elles sont piquées, parce qu’elles ne sortent pas, parce qu’elles sont énervées, parce qu’on a plus de morts… ce n’est pas bon pour la filière ! » Pendant trois semaines, les élevages professionnels ont également interdiction de vendre leurs animaux.

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