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Allier : à Cusset, un dispositif pour permettre aux femmes victimes de violences conjugales de rester à leur domicile

Un appartement est à disposition dans le centre-ville de Cusset pour héberger les personnes soupçonnées de violences conjugales. Photo d'illustration. / © Florian Salesse / MaxPPP
Un appartement est à disposition dans le centre-ville de Cusset pour héberger les personnes soupçonnées de violences conjugales. Photo d'illustration. / © Florian Salesse / MaxPPP

Pour permettre aux victimes de violences conjugales de rester à leur domicile, un appartement a été mis à disposition à Cusset pour l’hébergement des conjoints violents placés sous contrôle judiciaire, depuis le 14 février. Une première dans le département.

Par Aurélia Abdelbost

"Jusqu'à présent, c'était les victimes de violences conjugales qui étaient relogées. Une sorte de double peine car en plus d'être victime, il fallait sortir de son lieu de vie. Maintenant c'est l'auteur qui sera relogé", explique Sylvaine Astic, sous-préfet de Vichy. Elle fait partie des signataires de la convention signée jeudi 14 février qui prévoit la mise à disposition d’un appartement dans le centre-ville de Cusset pour héberger les personnes soupçonnées de violences conjugales. Une première dans le département. 
 

Pour les personnes soupçonnées de violences conjugales

Ce dispositif est proposé dans un cadre judiciaire spécifique : le contrôle judiciaire suite à une garde à vue ou une mise en examen et dès lors que ces dispositifs prévoient une mesure d’éviction, une obligation de résider en dehors du domicile conjugal ou une assignation à résidence avec bracelet électronique. Il s'agit donc de personnes qui n'ont pas encore été jugées. La durée de l’hébergement ne peut excéder 15 jours, une période renouvelable une fois. "Les policiers ont les clés", indique Sylvaine Astic. C'est aussi le cas des gendarmes. 

L’État finance ce dispositif pendant un an grâce à une enveloppe de 3 350 euros. La convention a été signée par le sous-préfet mais aussi Eric Neveu, procureur de la République et Véronique Joly, directrice générale, Allier Habitat Vichy, le bailleur social qui met à disposition l'hébergement. L’Association nationale d’entraide familiale (Anef) et le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) font également partie de cette convention.

Ce dispositif s'inscrit dans le 5ᵉ plan national de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes, un deuxième appartement doit être prochainement mis en place à Montluçon. Le nombre moyen par de femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint est de 219 000. En 2017, 130 femmes et 21 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, selon les chiffres du gouvernement
 

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