Gannat (Allier) : l'Auvergnat Franck Naudot en finale du concours 2018 du meilleur caviste de France

Franck Naudot a ouvert sa cave il y a maintenant douze ans, en 2006 : vins, bières et spiritueux n'ont plus aucun secret pour lui ! / © F. Naudot
Franck Naudot a ouvert sa cave il y a maintenant douze ans, en 2006 : vins, bières et spiritueux n'ont plus aucun secret pour lui ! / © F. Naudot

Parmi les huit concurrents encore en lice pour devenir le meilleur caviste de France, Franck Naudot est le dernier auvergnat. Il vient de franchir l'étape de la demi-finale, le 10 septembre, et participera donc à la finale à Paris, le 15 octobre.

Par Arthur Carpentier

Ils étaient plus de 1 300 initialement, ils ne sont plus que huit en lice. Et parmi eux, Franck Naudot espère bien aller au bout de la compétition, pour devenir le meilleur caviste de France 2018. Dernier représentant de l'Auvergne en lice, il doit tirer parti de ses douze années d'expérience à la tête d'une cave à Gannat, dans l'Allier.

Franck Naudot s'entraîne depuis plusieurs mois, et notamment, il révise beaucoup. Au cours de la demi-finale, il fallait se distinguer au cours de deux épreuves. Pendant la première, Franck Naudot a du remplir à une série de questions à choix multiples très, très précises. Qu'est-ce que l'artaban ? Une hommée ? Quel est le poids au gramme près d'un vin rouge de 12° ? Autant de connaissances accumulées au cours de 12 ans d'expérience de caviste. Mais la théorie ne suffit pas, il faut aussi démontrer de bonnes capacités pratiques, avec la dégustation à l'aveugle. "On nous faisait goûter des vins à l'aveugle, et nous devions trouver à quel met il se marierait le mieux", raconte le Bourbonnais.
 

Le caviste a bon espoir de gagner, mais s'attache tout de même à relativiser : "Je ne suis pas le meilleur caviste du monde, loin de là, et de toute façon, je ne fais pas cela pour me dire que je serais le meilleur." Franck Naudot le rappelle, il y a près de 93 000 vignerons en France, produisant chacun plusieurs bouteilles différentes. "Personne ne peut connaître tous les vins de France, moi-même j'en goûte près de 6 000 par an, c'est à peine 10% de ce qui existe !"

S'il participe et espère gagner, c'est avant tout pour pouvoir sensibiliser aux maux et à la raison d'être de sa profession. "Les cavistes sont une passerelle entre le vigneron et le consommateur, ce ne sont pas de simples commerciaux, souligne-t-il, ils apportent une véritable plus-value qu'on ne trouvera jamais en grandes surfaces, et à des prix tout à fait abordables, contrairement à ce qu'on peut penser."

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