Ardèche : la Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN) s'entraîne à la centrale EDF de Cruas-Meysse

Créée à la suite de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, la Force d'Action Rapide du Nucléaire (FARN) intervient régulièrement dans toutes les centrales de France pour se préparer à des interventions en situation d'urgence.
Les hommes de la Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN) à l'entraînement
Les hommes de la Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN) à l'entraînement © Nicolas Ferro
Comme le veut l'exercice, le scénario est connu au dernier moment. La centrale nucléaire de Cruas vient de subir une violente tempête, des barrages sur le Rhône ont cédé entraînant l'inondation totale du site. La centrale est coupée en eau, en air et en électricité, il faut intervenir le plus rapidement possible.
 
Ardèche : la Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN) s'entraîne à la centrale EDF de Cruas-Meysse


Une soixantaine d'agents EDF composent les trois colonnes de la Force d'Action Rapide Nucléaire qui interviennent en exercice ces jours-ci sur la centrale de Cruas. Ces hommes sont tous bénévoles et travaillent dans d'autres centrales de France dans différents services. Ils viennent du Bugey (AIN) de Paluel (Seine-Maritime), de Civeaux (Vienne) et de Dampierre dans le Loiret.

 

En premier lieu, ces "pompiers du nucléaire" s'informent des actions à mener au PC de commandement. Il s'est installé à quelques kilomètres de la centrale, à la zone portuaire et fluviale du Pouzin. C'est de là que toutes les opérations partent. Rapidement, les camions EDF prennent la route pour se rapprocher de la centrale et un hélicoptère achemine les hommes et le matériel directement sur zone. Il faut raccorder au plus vite la centrale en eau et en électricité.

 
Au cours d'un raccordement en eau sur le réacteur n°2 de la centrale de Cruas
Au cours d'un raccordement en eau sur le réacteur n°2 de la centrale de Cruas © Nicolas Ferro


La Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN) est composée de 300 hommes au total. Ils participent à des exercices comme celui-ci 5 à 6 fois par an dans l'ensemble du parc nucléaire Français. 50% de leur temps de travail est consacré à l'entraînement.  Ce sont des hommes aguerris aux situations d'urgence. Volontaires dans leur démarche (sans contrepartie financière), ils sont pleinement investis dans leur mission. En cas d'accident majeur d'un ou de plusieurs réacteurs, ils ont choisi d'intervenir au plus près du sinistre malgré les possibles rejets radioactifs.

 
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