Ardèche : la maternité de Privas ne rouvrira pas

En 2018, la maternité de Privas avait assuré 200 accouchements, loin du seuil de 300 établit par la Cour des Comptes pour justifier un maintien d'activité. / © Alexandre Marchi / Maxppp
En 2018, la maternité de Privas avait assuré 200 accouchements, loin du seuil de 300 établit par la Cour des Comptes pour justifier un maintien d'activité. / © Alexandre Marchi / Maxppp

La maternité de Privas, en Ardèche, dont l'activité était suspendue depuis juillet, ferme définitivement, ont annoncé les autorités de santé ce mercredi 25 septembre. Une activité trop faible, une situation financière dégradée et des difficultés de recrutements ont conduit à cette décision.

Par Mathieu Boudet

La maternité de Privas, en Ardèche, dont l'activité était suspendue depuis juillet, ferme définitivement, ont annoncé les autorités de santé ce mercredi 25 septembre.

   

Manque de candidats 


Cet été, la maternité avait fermé ses portes, essentiellement par manque de personnel compétent : 3 postes de gynécologues-obstétriciens et un poste de pédiatre ne pouvaient pas être remplacés, faute de volontaires. Comme à Die, dans la Drôme voisine, l'ancienne maternité est remplacée en Centre périnatal de proximité, pour assurer le suivi des grossesses. Les patientes devront désormais se rendre à Aubenas ou à Montélimar pour accoucher, situées à environ 30 minutes de route de Privas. En parallèle, l'Agence Régionale de Santé promet la consolidation du service des urgences et des activités chirurgicale et oncologique.

 

Une fin prévisible


Le CH des Vals d'Ardèche (Privas) avait été placé il y a un an sous administration provisoire "devant une situation financière très dégradée tant sur le plan organisationnel, managérial et financier que sur le plan de la qualité et sécurité des soins dans un contexte de recrutement médical difficile et d'activité faible", explique l'ARS. En 2018, la maternité de Privas avait assuré 200 accouchements, puis seulement 83 sur le premier semestre de 2019. Bien en dessous du seuil fixé par la Cour des Comptes pour justifier le maintien d'un tel service, de 300 naissances au moins par an. La fermeture de cette maternité était évoquée depuis plusieurs années, et cette perspective se confirmait dès janvier 2015, après la publication du rapport de la Cour des Comptes établissant ce seuil d'équilibre 


Plusieurs maternité de proximité ont fermé ces dernières années suscitant dans certains cas de fortes contestations : outre Die, Bernay (Eure), Creil (Oise) ou encore au Blanc (Indre). 





 

Sur le même sujet

Départ de la première Chartreuse backyard

Les + Lus