Meurtre de Laura Fay en 2018 : le suspect, son compagnon en attente de procès, retrouvé mort dans sa cellule

Le compagnon de Laura Fey, suspecté du meurtre de la jeune ardéchoise en 2018 dans les Landes, a été retrouvé mort dans sa cellule de Mont-de-Marsan lundi 28 juin. Il devait être jugé par une Cour d'assise en janvier prochain.

Le compagnon d'une Ardéchoise de 30 ans, qui avait avoué le meurtre de la jeune femme en 2018 dans les Landes et était en attente de procès, a été retrouvé mort lundi dans sa cellule de Mont-de-Marsan, a annoncé le parquet.

Lundi matin, Virgile Bourdon, 35 ans, a été découvert inanimé dans sa cellule, où il était détenu seul. Des tentatives de réanimation par les surveillants, puis par les secours, n'ont pu le réanimer, a souligné le procureur de Mont-de-Marsan Olivier Janson dans un communiqué. Une autopsie doit être pratiquée cette semaine dans le cadre d'une procédure en recherche des causes de la mort. Mais le détenu "ne présentait aucune pathologie repérée", avait été vu "le matin même, peu après 07h., en état de forme apparemment normale", a souligné le parquet.

En outre, les premiers éléments d'enquête ne permettent pas à ce stade de privilégier l'hypothèse d'un suicide. Il "n'a pas été retrouvé d'écrit en ce sens" et le détenu "ne paraît pas avoir tenu de propos suicidaires", précise le procureur.

Virgile Bourdon avait été mis en examen en janvier 2019 pour meurtre par conjoint de Laura Fay, avec qui il était en couple depuis huit mois. La jeune femme, originaire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), avait disparu en août 2018 dans le nord des Landes. Son compagnon, un SDF qui effectuait des emplois de saisonnier, avait initialement été entendu comme simple témoin, puis laissé libre. L'hypothèse était alors qu'après une dispute du couple, qui devait se rendre à un festival de musique dans les Landes, elle était partie seule chez une amie résidant dans la région.

Une information judiciaire avait été ouverte pour enlèvement et séquestration, et l'enquête avait mobilisé une dizaine d'enquêteurs, des gendarmeries de Pau et Grenoble, pendant des mois, de nombreuses battues et recherches menées en vain. Virgile Bourdon avait finalement été interpellé en janvier 2019 au domicile de sa mère dans la Drôme. Il avait avoué le meurtre en garde à vue, invoquant une dispute qui avait mal tourné. Puis il avait mené les enquêteurs à l'endroit où il avait dissimulé le corps, dans un sac de couchage, caché dans la végétation d'un chemin forestier, à quelques kilomètres de l'endroit du meurtre, Uchacq-et-Parentis.

Virgile Bourdon devait être jugé par la Cour d'assises des Landes en janvier prochain.

 

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