Privas (Ardèche) : Des girafes sur la ligne d’arrivée de l’étape du Tour de France

Le peintre ardéchois Jean-Marc Chamard exposera 2 œuvres à Privas, le 2 septembre. Elles seront reproduites sur des affiches, mises en vente auprès du grand public et l’intégralité des bénéfices reversée aux sinistrés du tremblement de terre du Teil.

​​​​​​​Les girafes de Jean-Marc Chamard seront exposées à Privas, le 2 septembre
​​​​​​​Les girafes de Jean-Marc Chamard seront exposées à Privas, le 2 septembre © E. Patricio / FTV
9 girafes, toutes plus curieuses les unes que les autres, réparties sur 2 œuvres : c’est la contribution du peintre ardéchois Jean-Marc Chamard pour célébrer le passage du Tour de France à Privas. Il a fallu près de 4 mois de travail et 900 000 coups de pinceau pour obtenir ce résultat, bluffant de réalisme et d’originalité. «Ce sont des pipelettes, je les ai pensées pour qu’elles aient l’air de grandes curieuses», déclare le peintre, célèbre pour ses peintures d’éléphants.

Les girafes de Jean-Marc Chamard seront exposées à Privas, le 2 septembre et seront ensuite présentées au salon d’art contemporain de Montreux (Suisse) avant d’être remises à leurs acquéreurs.

Jean-Marc Chamard travaille sur de la tôle. Un matériau qu’il utilise pour sublimer son ouvrage en le travaillant préalablement pendant près d’un mois. «J’applique de la javel, du gros sel et de l’eau pour la rouiller ou la blanchir. Je travaille également avec de l’acide», révèle l’artiste, tout en aspergeant ses futures «toiles» du mélange. «Je peux aussi donner un effet de flocons», continue-t-il. Pour cela, Jean-Marc Chamard projette inopinément un mélange de peinture blanche et d’eau, à grands coups de pinceau.
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Jean-Marc Chamard peint sur de la tôle, qu’il travaille en amont afin de lui donner l’aspect souhaité pour chacune de ses créations. Ici, il crée un effet «flocons».
Jean-Marc Chamard peint sur de la tôle, qu’il travaille en amont afin de lui donner l’aspect souhaité pour chacune de ses créations. Ici, il crée un effet «flocons». © E. Patricio / FTV

Le (presque) septuagénaire peint depuis toujours. «J’ai commencé à dessiner à 3 ans, se rappelle-t-il, en souriant. A 15 ans, je peignais les devantures des magasins de Burzet, d’où je suis originaire». Parallèlement à sa carrière dans la communication pour une entreprise d’aviation civile dans la Loire, Jean-Marc Chamard continuera de peindre toute sa vie. Des moutons quelque peu satiriques en paille de fer, des paysages ardéchois à l’acrylique au couteau ou encore de la sculpture… L’artiste explore différentes techniques et courants.
 
Jean-Marc Chamard dans son atelier à Mercuer (07), peaufinant une de ses dernières créations, une panthère bleue aux yeux verts.
Jean-Marc Chamard dans son atelier à Mercuer (07), peaufinant une de ses dernières créations, une panthère bleue aux yeux verts. © E. Patricio / FTV

C’est finalement en 2015 que l’artiste est bouleversé par un documentaire sur les éléphants : «Je me souviens de cet éléphanteau en train de mourir seul en Afrique». Encore ému par le souvenir de ces images, les larmes aux yeux, le peintre explique que «quelque chose s’est passé à ce moment-là».
 
Chaque tableau commence par les yeux de l’animal : « parce que c’est l’amour. L’amour commence par le regard […] Les yeux disent ce que la bouche ne sait pas dire » pour Jean-Marc Chamard.
Chaque tableau commence par les yeux de l’animal : « parce que c’est l’amour. L’amour commence par le regard […] Les yeux disent ce que la bouche ne sait pas dire » pour Jean-Marc Chamard. © E. Patricio / FTV

Depuis, Jean-Marc Chamard a connu le succès avec ses tableaux représentants des éléphants. L’un d’eux vient d’ailleurs de poser ses valises dans la gare de Chambéry. Un autre, de 6 m2, s’installera dans le futur musée d’art contemporain d’Aubenas.

 
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