Augmentation des intoxications liées à la consommation de champignons : les autorités appellent à la vigilance

Prenez vos précautions si vous partez à la cueillette de champignons ce week-end. / © NICOLAS TUCAT / AFP
Prenez vos précautions si vous partez à la cueillette de champignons ce week-end. / © NICOLAS TUCAT / AFP

Les intoxications liées à la consommation de champignons « ont fortement augmenté » ces deux dernières semaines, explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Elle appelle à la vigilance.
 

Par C. L avec AFP

Les intoxications liées à la consommation de champignons sauvages ont "fortement augmenté" ces deux dernières semaines, avertit l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui appelle "à la vigilance" les amateurs de cueillette. Les conditions météorologiques, plus fraîches et humides, ces quinze derniers jours, ont favorisé la pousse des champignons, souligne l'Anses dans un communiqué publié le mercredi 23 octobre. Ces deux dernières semaines, 493 cas d'intoxications ont été signalés aux centres antipoison, dont un cas grave confirmé mais aucun décès. De juillet à début octobre, les centres antipoison avaient enregistré un nombre de cas variant de 4 à 90 par semaine. Ces intoxications sont susceptibles de provoquer des troubles digestifs sévères, des atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe, et peuvent même être mortelles.
 

Des conseils de prudence

L'Anses et la Direction générale de la Santé (ministère) rappellent toute une série de conseils de prudence : ne ramasser que les champignons que l'on connaît parfaitement et, au moindre doute, faire contrôler la récolte par un spécialiste (pharmacien, société de mycologie, etc). Mais aussi cueillir uniquement des spécimens en bon état et complets, afin d'en permettre l'identification. Les champignons sauvages ne doivent pas être mangés crus et ne doivent jamais être proposés aux enfants. L'Anses recommande aussi de photographier sa cueillette avant cuisson. En cas de problème, la photo pourrait être utile au toxicologue du centre antipoison pour décider du traitement adéquat, en lui permettant d'identifier le champignon ingéré, note-t-elle. Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation.

 

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