Auvergne-Rhône-Alpes : l’échec du pavillon de la région en Chine

Auvergne-Rhône-Alpes : l’échec du pavillon de la région en Chine
A Shanghai, la région a eu, pendant un moment, une place privilégiée. Un pavillon de 3.600 m² dédié à la promotion de nos entreprises. Un pavillon qui a dû fermer. Pourquoi ? Comment ? Et à quel prix ? - France 3 Rhône-Alpes - CONXICOEUR Christian, PICAUD Cédric, ROSSO Emilie, HYVON Stéphane, GAVIN Alain

A Shanghai, la région a eu, pendant un moment, une place privilégiée. Un pavillon de 3.600 m² dédié à la promotion de nos entreprises. Un pavillon qui a dû fermer. Pourquoi ? Comment ? Et à quel prix ?

Par Christian Conxicoeur

Rue Bao Tun à Shanghai, l'ancien pavillon de la région a toujours fière allure, même si les outrages du temps commencent à faire leur œuvre ... Car, la seule activité qui reste, c'est le Tai-chi matinal de quelques retraités.

En novembre, la nouvelle majorité régionale a choisi de résilier le bail qui la liait à la mairie de Shanghai. Car c'était une des spécificités du business à la sauce chinoise : si la région a lourdement investi pour la construction, 6 millions d'euros, elle n'était pas propriétaire des lieux.

Promouvoir la région


Le pavillon était un vaisseau amiral pour la région, construit pour 20 ans, à l'occasion de l'exposition universelle de 2010 pour présenter les produits et les entreprises de la région.

Il y avait à l'étage un restaurant de l’école Paul Bocuse, pensé pour former, pendant l'exposition universelle et après, les étudiants de l'institut du tourisme de Shanghai.

Mais sur le site, l'incubateur d'entreprise géré par ERAI, l'agence régionale de promotion économique, peine à trouver son rythme. Les déficits s'accumulent. En 2013, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères salue pourtant la réalisation régionale.

16 millions pour la région


Mais en mai 2015, l’ERAI est liquidée, ses activités d'incubateur arrêtées à Shanghai comme ailleurs. Six mois plus tard, c'est l'Institut Bocuse qui ferme ses portes.

Dernier acte en novembre 2016. C'est le bail qui est liquidé par la nouvelle majorité. La chambre régionale des comptes relève que l'opération ainsi avortée aura coûté 16 millions d'euros à la région.

Deux décisions, deux écoles : l'une donnant la priorité à un bâtiment physique et au symbole qu'il représente auprès des autorités chinoises, l'autre choisissant une action en direct, plus mobile et plus moderne. L'histoire dira peut-être un jour quelle approche est finalement la bonne avec les Chinois.

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