Auvergne-Rhône-Alpes : les tarifs des péages augmentent au 1er février

Photo d'illustration. / © IP3 PRESS/MAXPPP
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A partir de ce jeudi, les tarifs des péages augmentent en Auvergne-Rhône-Alpes, comme sur le reste du territoire. Les automobilistes devront dépenser entre 1,39 et 2,04% de plus pour emprunter les axes concédés.

Par H.L. /AFP

Les tarifs des péages d'autoroutes augmenteront de 1,39 à 2,04% pour les voitures particulières sur les réseaux d’Auvergne-Rhône-Alpes à partir du 1er février.

Les automobilistes devront débourser 2,04% supplémentaires sur le réseau des Autoroutes de Rhône-Alpes (AREA), desservant les Lyon, Grenoble, Valence et Chambéry. Sur le réseau APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), reliant la région lyonnaise à la capitale, l’augmentation atteindra les 2%.

Les sociétés APRR/AREA, détenues par Eiffage, ont mis en place sur son site un moteur de recherche permettant de calculer le tarif correspondant à votre trajet.

Les tarifs pour les véhicules légers augmenteront de 1,34% sur les Autoroutes du Sud de la France (ASF), dont l'A7 et l'A89, gérées par Vinci. Sur l’A75, la traversée du Viaduc de Millau vous coûtera désormais 8,30 €, contre 8 auparavant, soit une hausse de 3,75%.

La grogne des associations de consommateurs

D’après l’AFP, cette augmentation des tarifs tient compte de plusieurs phénomènes, "comme le niveau de l'inflation, l'augmentation de la redevance domaniale pour le financement d'infrastructures de transport et les travaux non prévus dans les contrats".

Mais des associations de défense de consommateurs et des représentants de transporteurs routiers dénoncent les hausses de tarifs des concessionnaires.

"On les sent très protégés, très à l'aise et on sent un Etat qui n'est pas du tout disposé à entrer dans un bras de fer", a déclaré à l'AFP, Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, pour qui ces augmentations sont "une aberration"

Fin 2014, Ségolène Royal alors ministre de l'Ecologie, était montée au créneau après un rapport de l'Autorité de la concurrence qui faisait état de la "rente" des sociétés autoroutières depuis la privatisation de 2006, un calcul contesté par les intéressées.

Un plan d'investissement d'environ 800 millions d'euros

Un accord avait mis fin à la polémique en septembre 2015 avec le lancement d'un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros qui prévoyait des hausses de péage et un allongement des concessions.

Le gel des tarifs consenti en 2015, contrebalancé par des hausses de 2019 à 2023, devrait coûter 500 millions d'euros aux usagers, avait indiqué le régulateur des activités ferroviaires et routières (Arafer) en 2016.

En janvier 2017, le gouvernement et les sociétés autoroutières se sont entendus sur un plan d'investissements supplémentaire de 803,5 millions d'euros dans les autoroutes, en partie financé par des hausses des péages jugées excessives en juin par le régulateur.

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