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80 km/h : le président LR du Conseil départemental du Cantal furieux contre Edouard Philippe

Après les déclarations d'Edouard Philippe, le président du Conseil départemental du Cantal, Bruno Faure, ne décolère pas. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Après les déclarations d'Edouard Philippe, le président du Conseil départemental du Cantal, Bruno Faure, ne décolère pas. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Jeudi 16 mai,  Edouard Philippe a ouvert la voie à un assouplissement de la limitation à 80km/h. Le président du Conseil départemental du Cantal Bruno Faure, élu Les Républicains, ne mâche pas ses mots après les propos du Premier ministre.
 

Par Catherine Lopes

Jeudi 16 mai, le Premier ministre Edouard Philippe a ouvert la voie à un assouplissement par l'Assemblée nationale de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. La règle de principe demeurerait au niveau national mais les présidents des conseils départementaux auraient le pouvoir de relever la vitesse maximale sur certains tronçons. Ainsi, sur Franceinfo, Edouard Philippe a déclaré : "Si les présidents de conseils départementaux souhaitent prendre leurs responsabilité, je n'y vois aucun inconvénient". Ces déclarations ont fortement déplu à Bruno Faure, président du Conseil départemental du Cantal et élu Les Républicains. Il affirme : "Il s'agit de mépris, de provocation voire de foutage de gueule de la part du premier ministre. Il ne parle pas d'assouplissement mais nous cible en termes de responsabilités".

Prêt à prendre ses responsabilités

Il poursuit : "De mon côté, je prendrai mes responsabilités. Mais je ne suis pas un assassin. Je prendrai mes décisions en m'appuyant sur des faits réels. Le premier ministre s'était engagé à nous livrer des statistiques sur les accidents et on attend toujours. Je demanderai donc ces causes d'accidents à la Préfecture, à la Gendarmerie, à la Sécurité routière".
Bruno Faure souligne que la décision d'abaisser la limitation à 80 km/h  a été l'un des déclencheurs du mouvement des Gilets jaunes. Il conclut que cette décision s'est appliquée sur "des routes où l'Etat a toujours peu investi. Sur nos 4 000 km de routes dans le Cantal, cela s'est appliqué sur des routes éloignées des voies rapides".
Dans le Cantal, la question de la limitation à 80km/h avait suscité un vif débat. Vincent Descoeur, député Les Républicains et ancien président du Conseil départemental du Cantal, opposant de la première heure aux 80 km/h, avait même formulé une proposition de loi visant à adapter la limitation selon les territoires.

 

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