Le Cantal terre de pêche

Le Cantal mise sur la pêche
La fédération de pêche du Cantal veut convaincre les élus de son impact sur l'économie locale. Intervenants : Yannick Périer, pêcheur; Agnès Tronche et Damien Max, responsables techniques Fédération de pêche du Cantal - Reportage : Stéphanie Vinot, Pascale Félix. Montage : Patricia Raclet

Avec 11 000 kilomètres de cours d’eau et un potentiel de 28 000 pêcheurs, la Fédération de pêche du Cantal veut se faire entendre des élus et leur faire prendre conscience du potentiel économique de ce loisir. Un bureau d’étude a été mandaté pour faire le point.

Par Cyrille Genet

Dans le Cantal, la pêche veut s’afficher comme l’activité de loisirs la plus pratiquée. Avec un potentiel de 14 000 pêcheurs du département et autant de passage le long des 11 000 kilomètres de cours d’eau, rivières, torrents de montagne et plan d’eau, c’est une manne économique que la Fédération veut quantifier. Elle a lancé en février une étude sur le poids économique de la filière : "le but c’est de montrer qu’on doit, dans le Cantal préserver les milieux aquatiques" explique Agnès Tronche, responsable technique à la Fédération de pêche du Cantal "parce qu’avec, on peut faire de l’économie. Ce n’est pas que avoir des jolis paysages, ça c’est important, mais que derrière il y a une économie à préserver et restaurer les milieux aquatiques, qu’ils soient en bon état pour avoir des populations de poissons intéressantes pour attirer des pêcheurs".

Si les cours d’eau sont plutôt de bonne qualité, il ne faut pas relâcher les efforts indique Damien Max, lui aussi responsable technique à la Fédération de pêche du Cantal : "Il y a des problèmes de qualité d’eau, dûs à toutes sortes de rejets, les collectivités y travaillent pas mal mais il y a pas mal d’efforts à faire notamment avec le monde agricole dans certains secteurs et après, un problème qu’on maîtrise moins c’est l’aspect quantitatif : en période estivale il y a peu de précipitations et on a des manques d’eau qu’on avait pas par le passé".

La Fédération qui mène une trentaine de projets de restauration des milieux aquatiques par an compte sur les résultats de l’étude qui seront connus à l’automne pour convaincre les élus et le public du bien-fondé de ses actions.

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