Les escargots, une spécialité du Cantal

Plus de 2 000 visiteurs passent la porte du jardin pendant l’été. Une autre façon de faire du tourisme entre élevage et gastronomie. / © Yann Fournier Passard / France 3 Auvergne
Plus de 2 000 visiteurs passent la porte du jardin pendant l’été. Une autre façon de faire du tourisme entre élevage et gastronomie. / © Yann Fournier Passard / France 3 Auvergne

Dans le Cantal, il n’y a pas que des vaches Salers comme spécialité, il y a aussi des escargots ! Les héliciculteurs, ces éleveurs d’escargots, sont deux dans le département. Une curiosité qui attire les touristes.

Par AA avec Yann Fournier Passard

Ils ont des cornes, ils ne se déplacent pas très vite et sont installés dans le Cantal… Ce n'est pas des vaches Salers, mais des escargots. Au Vigean, il existe même des éleveurs d’escargots. Et ces petites bêtes à cornes attirent la curiosité des touristes. « J’avais peur que ça embête les filles de voir que l’on mange les escargots, mais elles sont très contentes de les voir et de voir comment on les élève », raconte une touriste venue visiter l’élevage. 

Il y a 13 ans qu’Isabelle Chaumeil a choisi d’élever des escargots. Chaque année de mai à septembre, 350 000 gros gris grandissent dans son élevage. « C’est un petit animal facile à élever, il n’est pas dangereux, on ne risque rien, il est plutôt facile à manipuler, explique Isabelle Chaumeil. On est tributaire de la météo, il faut donc pouvoir anticiper un petit peu : remettre des planches s’il y a trop de soleil, prévoir des arrosages supplémentaires s’il y a besoin aussi »
 

Les fêtes de fin d'année : 60 % des ventes

De l’élevage au vendeur en passant par la transformation, le couple d’éleveurs maîtrisent toute la chaîne. Une qualité artisanale qui séduit les touristes. Plus de 2 000 visiteurs passent la porte du jardin pendant l’été. Une autre façon de faire du tourisme entre élevage et gastronomie. 
« On n’envisageait pas de ne pas faire de l’accueil touristique, montrer aux gens notre savoir-faire, et pouvoir faire vraiment parler de l’héliciculture, continue l’éleveuse d’escargots. On voulait montrer que dans le Cantal, on ne fait pas que des vaches »

Mais le gros du travail est à venir. Dès septembre, le petit élevage devra mettre les bouchées doubles : les fêtes de fin d’année représentent 60 % des ventes. 

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