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VIDEO. En immersion avec les dameuses de la station du Lioran (Cantal)

Les dameuses interviennent pendant la nuit. / © Laetitia THEODORE / France 3 Auvergne
Les dameuses interviennent pendant la nuit. / © Laetitia THEODORE / France 3 Auvergne

Dans la station du Lioran (Cantal), le personnel se lève très tôt pour que les skieurs puissent profiter des pistes. C'est pendant la nuit que les dameuses ou les nivologues prennent soin de la couche de neige ...

Par FG

4h du matin. Le soleil n'est pas levé au Lioran, mais les dameuses sortent déjà de leur hangar. Ce jour-là, faute de neige, seules trois engins prennent leur service, car moins de la moitié du domaine skiable est ouvert.

"Le début de la saison a été vraiment limite pour ouvrir les pistes, ça a été très difficile." constate Laurent Bruel, responsable du damage. "Il a fallu qu'on transporte de la neige avec des camions pour évoluer et pour pouvoir ouvrir des petites pistes en bas". 

Alors pour sauver le début de la saison, c'est de la neige de culture que Laurent étire sur la piste. "Pour avoir une bonne couche, il nous faut 30 centimètres de neige de culture." Il désigne un bout de piste : "là, il en manque un peu. Alors on renforce cet endroit."

La neige est une capital précieux qui est "consommé" par le passage des skieurs. Il faut donc l'entretenir. "Les skieurs "usent" la neige en tournant. Le but du damage, c'est de remettre la piste à niveau et de recharger les endroits qui ont été un peu usés par le ski."

268 canons à neige pour 60 km de pistes

En plein coeur de la nuit, il n'y a pas que les conducteurs des dameuses qui travaillent. Olivier Genin, nivoculteur, est lui aussi debout. Au Lioran, c'est lui qui gère la fabrication de la neige de culture. "Sur une piste qui est en préparation où les dameuses ne sont pas encore passées et où les canons ont produit toute la nuit, ça nous fait des tas. A chaque canon, on a un tas de 4 ou 5 mètres de haut."

Sur les 60 km de pistes, 268 canons crachent en alternance cette poudreuse artificielle. C'est grâce à eux que 14 pistes sur 44 sont ouvertes alors qu'il n'est tombé que quelques centuimètres de neige fraîche.

"Quand il y a des températures de -10°C comme c'est le cas en ce moment, on arrive à faire une neige qui a une très bonne skiabilité. Par contre, quand on est sur des températures de démarrage, entre -3 et -4, c'est une neige un peu "crainte" par les skieurs car elle peut être humide et coller un petit peu."

On ne peut pas faire vivre une station uniquement sur la neige de culture.

Chaque enneigeur est relié à l'usine de production et à l'une des 2 retenues d'eau du domaine par un réseau de canalisations sous-terraines. Chaque année, 100.000 mètres cubes d'eau peuvent y être pompés, mais il faut rester raisonnable. "On ne peut pas faire vivre une station uniquement sur la neige de culture. Là, on arrive au fond de nos réserves. Il nous reste deux ou trois nuits de production pour alimenter. Après, il faudra un bon mois pour re-remplir nos réserves."

Ce matin-là, la neige, la vraie, est annoncée dans la journée. Sous un ciel sans nuage, et dans une atmosphère glaciale, malgré les signaux contraires, tous espèrent qu'elle sera au rendez-vous  ...
 

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