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Chenilles processionnaires : 3 choses à savoir en cas de contact

Du printemps jusqu'à l'été, il faut éviter les contacts avec les chenilles processionnaires. / © MICHAEL ESDOURRUBAILH / MAXPPP
Du printemps jusqu'à l'été, il faut éviter les contacts avec les chenilles processionnaires. / © MICHAEL ESDOURRUBAILH / MAXPPP

Avec l’arrivée du printemps, les chenilles processionnaires entament la descente des pins pour se nicher dans le sol. Il s’agit là d’une période à risque pour les hommes, comme pour les animaux, à cause des poils urticants.
 

Par Catherine Lopes

L’arrivée du printemps n’apporte pas que de bonnes nouvelles. Elle signe aussi le retour des chenilles processionnaires. Elles élisent domicile dans les branches de pins puis se déplacent en ligne, les unes derrières les autres. Elles s’enfouissent ensuite dans le sol, à quelques centimètres sous terre, généralement dans un endroit bien ensoleillé. Mais attention ces processions ne sont pas inoffensives. Voici 3 choses à savoir sur ces chenilles processionnaires en cas de contact.

1) Quels sont les réactions les plus fréquentes en cas de contact ?

Le docteur Jean-Luc Fauquert, allergologue et pédiatre au CHU de Clermont-Ferrand explique : « En général, les symptômes les plus fréquents sont les symptômes urticaires. La plupart du temps, il s’agit d’un urticaire local, au point d’application des piquants de la chenille. Plus rarement, peuvent apparaître des problèmes respiratoires ou digestifs, souvent en cas d’ingestion ou d’inhalation. Enfin, on peut constater des problèmes oculaires. Une conjonctivite ou une kératite, c’est-à-dire une atteinte de la cornée, peuvent survenir. L’atteinte oculaire est la plus grave des 3 symptômes ».

2) Que faire si votre enfant présente ces symptômes ?

Le docteur Jean-Luc Fauquert souligne : « Il faut d’abord éviter le contact prolongé de l’enfant avec les chenilles, et l’extraire du lieu où se trouvent les insectes. Ensuite, on peut laver la zone de contact à l’eau ou avec du collyre si les yeux sont touchés. Si les symptômes persistent, ce qui peut se produire 4 à 6 heures après l’exposition aux chenilles, il faut consulter son médecin traitant. On s’en sort avec une consultation, avec délivrance d’antihistaminiques et des soins locaux. Il ne faut se rendre aux urgences qu’en cas de réaction sévère ».



3) Pourquoi les enfants sont le plus fréquemment victimes ?

D’après le docteur Jean-Luc Fauquert, « les enfants ne sont pas souvent avertis et sont au contact de la nature. Cela explique pourquoi ils sont fréquemment touchés par des chenilles processionnaires. De plus, ils sont plus petits, avec une surface corporelle plus réduite. L’envenimation a plus d’effets sur eux que sur un adulte. Enfin, il faut rappeler qu’il s’agit d’une réaction toxique et non allergique ».

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