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Un collectif de tagueurs démantelé à Lyon et Clermont-Ferrand

Dix membres du collectif de tagueurs « JAB » ont été interpellés à Lyon et Clermont-Ferrand mardi et mis en examen jeudi pour association de malfaiteurs et dégradation volontaire de biens. La SNCF évalue son préjudice à un million d’euros.
Le collectif de tagueurs signait sous l'acronyme JAB
Le collectif de tagueurs signait sous l'acronyme JAB © France 3 Rhône-Alpes
Dix membres du collectif de tagueurs "JAB", soupçonnés d'avoir recouvert de leurs œuvres de nombreuses infrastructures publiques et privées dans la région lyonnaise, aux dépens notamment de la SNCF, ont été mis en examen cette semaine, a indiqué vendredi une source policière.

Interpellés mardi dans la région lyonnaise, ainsi qu'à Firminy (Loire), Clermont-Ferrand et Sarrebourg (Moselle), ils ont été mis en examen jeudi pour "association de malfaiteurs et dégradations volontaires de biens privés et publics en réunion", a précisé à l'AFP Bertrand Favre-Tissot, chef-adjoint de la Sûreté du Rhône, confirmant une information du quotidien Le Progrès.

"Ce sont tous des hommes de 25 à 35 ans, plutôt des gens insérés, qui revendiquent une démarche artistique", a ajouté le policier en évoquant une "addiction". Depuis 2012, le collectif "JAB", constitué au total d'une quinzaine de personnes, écumait la région sur des trains, dans le métro, des ponts d'autoroute ou encore du mobilier urbain et des bâtiments publics, "avec des trips parfois à l'étranger". La bande officiait de nuit, rentrant dans les stations, les entrepôts ou les enceintes fermées. A coups de bombe de peinture ils métamorphosaient une locomotive ou une rame de transports en commun.

Les 10 individus ont été interpellés mardi matin entre 6 heures et 8 heures 45 à leur domicile. Les perquisitions ont permis d’authentifier leurs sorties nocturnes grâce à la caméra "Go-Pro", aux disques durs et aux clés USB qui gardaient la trace de leurs performances. Un stock de 385 bombes de peinture et de 25 pots ont été saisis ainsi que de la drogue.

Seul plaignant à ce stade, la SNCF évalue son préjudice à un million d'euros. "On en aura peut-être d'autres au final", avance M. Favre-Tissot. L'enquête avait été confiée à la Sûreté départementale et au Groupe d'intervention régional (GIR) Rhône-Alpes.

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