Valence : deux adolescents écroués après un rodéo sauvage aux allures de provocation

© Photo d'illustration PQR/ L'Est Républicain
© Photo d'illustration PQR/ L'Est Républicain

Deux adolescents de 16 et 17 ans, qui avaient participé à un rodéo sauvage à Valence le dimanche 27 août ont été écroués. Déjà condamnés, leur sursis a été révoqué avant leur comparution devant le tribunal pour enfants. Le maire de Valence avait réclamé une sévérité accrue pour ces agissements.   

Par Philippe Bette

Le rodéo avait exaspéré les habitants de Valence, d'autant plus qu'il avait tourné à la provocation. Le dimanche 27 août, une vingtaine de motos envahissent à toute vitesse le centre-ville de Valence vers 17h40,  pour évoluer bruyamment aux abords du terminal des bus. Une démonstration de force qui fait suite à l'arrestation d'un propriétaire de deux roues par la police nationale, une heure plus tôt.

Les motos roulent à contre sens et empruntent le boulevard Kennedy sur une roue. Ils tournent autour des caméras de video-surveillance en pétaradant, pour défier l'autorité. Ce jour là, de nombreux habitants appellent la police municipale, qui pourra facilement vérifier les faits sur ses écrans.  

Les enregistrements video ont en définitive permis d'identifier deux des participants à ce rodéo sauvage, des adolescents de 16 et 17 ans, dont les visages n'étaient pas masqués. Les deux jeunes gens ont déjà été condamnés par ailleurs et bénéficient du sursis. Leur sursis a été révoqué et ils ont été écroués selon nos confrères de France Bleu Drôme Ardèche, en attendant leur comparution devant le tribunal pour enfants.



Au lendemain de ce rodéo spectaculaire aux allures de défi, le maire de Valence avait lancé un appel national à tous les maires de France pour dénoncer ces rodéos sauvages. En l'absence de réponse du ministre de l'Intérieur, saisi dès le mois de juillet, Nicolas Daragon préconisait la mobilisation des élus locaux pour obtenir un arsenal répressif adapté à ces dérives.

Il souhaitait notamment "faire évoluer la loi pour requalifier ces pratiques en délit, imposer la confiscation des véhicules et leur destruction en cas de récidive et élargir la notion de mise en danger d'autrui". Nicolas Daragon a saisi aujourd'hui de cette problématique le président de l'Association des maires de France.               

                 

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