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Enquêtes de région - Auvergne-Rhône-Alpes

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REPLAY. Enquêtes de région. Ce qu'il faut retenir de l'émission “La mort et le monde d'après” diffusée le 7 octobre sur France 3

Dans l'émission du 7 octobre 2020, Enquêtes de région aborde la question de la fin de vie et du droit de décider de sa mort quand une maladie incurable vous destine à ne plus être maître de votre corps.
Dans l'émission du 7 octobre 2020, Enquêtes de région aborde la question de la fin de vie et du droit de décider de sa mort quand une maladie incurable vous destine à ne plus être maître de votre corps.

Dans son numéro d'octobre, le magazine Enquête de région en Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de parler de la mort, sans tabou. L'occasion de rencontres qui vont peut-être changer notre vision du monde d'après.

Par Laurent Mazurier

La mort, c'est pas triste ! C'est l'enseignement que l'on peut tirer de l'émission "Enquêtes de région" intitulée "la mort et le monde d'après". Loin des larmes, de la peine et de la souffrance généralement associées au deuil, la fin de vie peut être vécue comme un cadeau, une délivrance ou la promesse d'un nouveau départ.

La mort, on peut la désirer ardemment…

C’est le cas de Chana, une Iséroise de 21 ans, qui se bat pour que les médecins veuillent bien lui administrer une sédation "profonde et définitive". Ce serait pour elle le seul moyen d’échapper à la maladie de Huntington, ce mal héréditaire et incurable qui la ronge chaque jour un peu plus. Il y a les troubles moteurs, ces pertes d’équilibre, ces mouvements incontrôlés, ces difficultés à articuler et à déglutir. Et il y a surtout les troubles du comportement, les crises d’angoisse et ses cinq tentatives de suicide. "J’ai envie de partir la tête haute", avoue Chana. "Je voudrais dire - Nique la maladie - et partir avant que ce soit elle qui le décide". Face à la même "faute d’orthographe génétique", comme le dit Maguerite Garcia, la présidente de l’association Huntington Avenir, un ami de Chana a récemment eu recours au suicide assisté en Belgique. Il a passé la dernière journée entouré des siens. Puis ce fut "une piqûre pour un dernier sommeil".

La mort est un simple passage

Le saviez-vous ? L’Auvergne est l’une des capitales du bouddhisme en Europe. A Biollet, dans les Combrailles, à 75 kilomètres au nord-ouest de Clermont-Ferrand, se trouve le monastère Dhagpo Kundreul Ling. Un petit coin de Tibet où a été érigé le temple des 1 000 bouddhas, avec ses mandalas, ses mantras et sa statue de 8 mètres de haut. Ici, les moines et moniales en robe bordeaux croient que la mort est un passage : on change d’enveloppe charnelle, comme on remplace une vieille voiture par un véhicule neuf. C’est la transmigration ou la réincarnation . Ici, "on apprend même à mourir", dit Fabienne Guillaume, alias Lama Droupgyu. Pour elle, le bouddhisme permet de comprendre d’où viennent nos souffrances - dont la peur de la mort - et comment s’en libérer.