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Therry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et délégué général du festival de Cannes / © Marcel Hartmann
Therry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière et délégué général du festival de Cannes / © Marcel Hartmann

L'homme a une double casquette : directeur de l’Institut Lumière et délégué général du festival de Cannes

Par Kathleen Garon

L’industrie du cinéma, la création artistique, la défense du patrimoine cinématographique… au cœur de La Voix est Libre

Né à Tullins-Fure en Isère en 1960, Thierry Frémaux à grandi à Vénissieux, dans le quartier des Minguettes. A 23 ans, il travaille bénévolement à l’Institut Lumière, tout juste créé, avant d’en prendre la direction artistique en 1997 aux côtés de Bertrand Tavernier. Quatre ans plus tard, il compose sa première sélection pour le festival de Cannes. En 2009, Thierry Frémaux crée le Festival Lumière avec pour premier lauréat l’acteur et réalisateur américain Clint Eastwood. Dans quelques jours sera révélé le nom du prix 2013.

La voix est libre : Thierry Frémaux
La voix est libre : Thierry Frémaux


Lumière sur le patrimoine

Avec le recul, l’histoire peut paraître incroyable. Et pourtant : le hangar du premier film et la villa Lumière étaient promis aux bulldozers. Une démolition finalement suspendue qui donne une bonne idée de ce que pouvait être l’absence de conscience patrimoniale à Lyon dans les années 70.
La célébration du centenaire du cinéma en 1995 marquera une rupture. Cet héritage culturel et industriel longtemps négligé par la classe politique lyonnaise va enfin être valorisé au point de devenir l’un des vecteurs de communication de la ville bien au-delà des frontières hexagonales.
Pour évoquer ce rapport complexe de Lyon avec son patrimoine, La Voix est Libre a invité Philippe Dujardin, politologue consultant. Cet ancien chercheur au CNRS a été également conseiller scientifique à la direction prospective et stratégie du grand Lyon.

Les petites mains du cinéma

Un débat secoue actuellement le monde du cinéma français. Il concerne l’extension de la convention collective de la production cinématographique française. Ce texte, ratifié par certains syndicats et par l’API regroupant les quatre grands distributeurs français (Gaumont, Pathé, UGC, MK2), fait le désespoir des producteurs indépendants qui multiplient les initiatives pour entraîner un gel de cette extension. Selon eux, la convention collective étendue aurait été conçue avant tout «pour les films à haut budget». Tous les autres seraient confrontés à de tels surcoûts qu’une partie d’entre eux ne pourrait plus se faire.

Au-delà de ce texte, cette controverse met en lumière toute la difficulté que peut rencontrer le cinéma français à devoir concilier ses deux dimensions : industrielle et culturelle. Dans un contexte marqué par la mondialisation des productions, peut-on un jour envisager de promouvoir des films au label «socio-responsable» ?
C’est le sens de l’interpellation formulée par Stanislas Vart, régisseur général depuis 20 ans. Un régisseur général, un métier méconnu pour le grand public mais essentiel dans la fabrication des films. Notre invité le définit ainsi : «c’est celui qui donne à tous les départements du film les moyens dont ils ont besoin».

Le festival des festivals

Le festival… lieu de diffusion des films, lieu de promotion et de récompense parfois. Il y a Cannes bien sûr et puis il y a tous les autres. En Rhône-Alpes, on recense 70 festivals consacrés au cinéma.
Laurent Hugues dirige le cinéma le Zola à Villeurbanne qui accueille entre 75 et 80.000 spectateurs chaque année. Avec son équipe, il organise également trois festivals sur trois aspects bien particuliers du 7e art : le court métrage, les films ibériques et le cinéma britannique.

A priori, on est bien loin de la réalité cannoise avec ses stars internationales et ses avant-premières. Au-delà de la différence de taille et de renommée, les festivals partagent un même objectif : partager la passion cinéphile avec le grand public.

Le flash de midi présenté par Fabrice Cagnin.

Le face-à-face.

Paul Satis et Olivier Michel interrogeront leur invité sur des thèmes d’actualité liés à l’industrie du cinéma : la défense de l’exception culturelle, les menaces sur les aides régionales au cinéma, la controverse sur les salaires des acteurs français etc…

L’émission est réalisée par Denis Milan.
A la préparation : Adrien Grou-Radenez.



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La semaine prochaine, La voix est libre reçoit Marie-Laure Augry, médiatrice des rédactions de France 3, pour parler des programmes de la chaîne et du retour qu'elle en a.
A cette occasion, l'équipe de La voix est libre recherche des téléspectateurs fidèles pour débattre sur le plateau.
Si vous êtes intéressés par cet échange, laissez-nous vos coordonnées via lavoixestlibre.ra@gmail.com

L'hommage des supporters lyonnais à Juninho 2